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Vidéos de Road 90. Le 23 avril 2009.

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Cette semaine aura vu les commémorations annuelles de la Shoah en Israël et dans le monde. Pour notre plus triste surprise, cette semaine aussi, devant les nations unies, un nouveau genre de nazi, le président iranien, aura réitéré sa haine pour les juifs et Israël, dans l’indifférence de la majorité des pays présents.

 

Le monde doit savoir que la Shoah a eu lieu une fois, mais ne se reproduira plus jamais !

 

- Les F-15 israéliens survolent Auschwitz : plus jamais ca ! [cliquez ici]

 

- Yom HaShoah : sirènes à Tel Aviv [cliquez ici]

 

- Yom HaShoah : sirènes à Netanya [cliquez ici]

 

- Birkat Ha’hama à Jérusalem, magnifique [cliquez ici]

 

- Daniel Shek, Ambassadeur d'Israël en France réagit à Durban chez Karl Zéro [cliquez ici]

 

- En français : La traque aux kamikazes. Document exceptionnel en 4 parties : (1) (2) (3) (4)

 

 

 

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Cordial Shalom,

 

Eli

 

 

 

 

Un extrait du livre "le petit sanctuaire" de Shlomo Hizak. Le 23 avril 2009.

Un extrait du « Petit sanctuaire » de Shlomo Hizak : Un passage du livre qui devrait interpeller tous les chrétiens nés de nouveau, au sujet de la crainte de D.ieu et du devoir d’humilité qui devrait être le leur, alors que le Seigneur leur a fait la grâce de les greffer sur l’Olivier franc par le sacrifice de Son Fils bien-aimé, et alors qu’il existe dans la Parole un verset qui nous dit : « Ainsi donc, frères, puisque nous avons au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire, par la route nouvelle et vivante qu’Il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de Sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de  D.ieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure » (Hébreux 10 : 19 à 22). Ne cherchons peut-être pas ailleurs le manque de réponse à nos prières, quelquefois… alors que nous voyons que des miracles se produisent au sein du peuple juif. L’humilité et la crainte de D.ieu, c’est la source de la bénédiction.

 

 

« Prier avec humilité. Oser s’adresser à D.ieu par la prière représente beaucoup pour les Juifs pieux. Ils considèrent cela comme un privilège qui ne va pas de soi. Car ils s’approchent du Roi des rois, du Seigneur des seigneurs, du Saint d’Israël, du D.ieu tout-puissant. Une prière, qui fait partie des prières du matin, est particulièrement significative. Elle peut mettre fin à un préjugé, à un malentendu très répandu qui veut que le judaïsme soit une religion de propre justice qui repose sur la piété et les efforts humains.

 

 

Rien n’est plus éloigné de la vérité ! S’il en était ainsi, comment un Juif pratiquant pourrait-il commencer sa journée en prononçant les paroles suivantes : « Roi de l’Univers ! Nous ne sommes pas dignes de venir T’implorer ; mais nous avons confiance en Ta grande bonté. Que sommes-nous ? Qu’est-ce que notre vie, notre mérite, notre piété, nos ressources et notre force ? Que pouvons-nous invoquer, ô notre D.ieu, pour nous relever à Tes yeux ? Devant Toi, tous les héros et tous les hommes illustres ne sont-ils pas comme le néant ? Les sages ne sont-ils pas sans sagesse, les hommes intelligents sans intelligence ? La plupart de leurs actions sont vaines et les jours de leur vie terrestre comme une fumée qui se dissipe. Toute leur existence agitée ne laisse pas plus de traces que l’existence des animaux, car tout ici bas est vanité… »

 

 

Dans sa prière, un Juif exprime sa petitesse et le peu de valeur qu’a sa justice en face du D.ieu tout-puissant. Ce qui le préoccupe est, à vrai dire, le problème fondamental de toute prière : comment un être humain si petit peut-il venir à D.ieu et prétendre à ce qu’Il l’écoute ? Nous ne sommes que poussière. Nous sommes des pécheurs, nous nous présentons devant la face de D.ieu en désirant Lui parler et nous nous attendons à ce qu’Il nous écoute. Comment oser ainsi approcher le Roi de l’Univers ? Nous n’avons rien qui nous rende dignes de rencontrer D.ieu. L’unique réponse à ce problème est que nous prions parce que D.ieu nous a dit de le faire.

 

 

Du reste, la prière citée plus haut continue ainsi : « Mais nous, nous sommes ton peuple, les enfants de ton bien-aimé Abraham, auquel Tu as juré alliance sur le mont Moriya ; les descendants d’Isaac, son fils unique, qui a été offert en sacrifice sur l’autel ; la communauté de Jacob, Ton fils aîné, que, dans Ton amour et pour la joie qu’il T’a donnée, tu as appelé Israël et Yeshouroun ». « C’est pourquoi il est de notre devoir de Te rendre grâces, de Te louer, de Te glorifier, de Te bénir, de Te sanctifier et d’adorer ton Nom saint. Que nous sommes heureux ! Que notre part est belle, notre sort agréable, et notre héritage précieux ! Que nous sommes heureux de répéter deux fois par jour, soir et matin : Ecoute Israël, l’Eternel, notre D.ieu, l’Eternel est Un ».

 

 

C’est D.ieu qui nous a parlé en premier, et Il s’est révélé à nous. Lorsque nous prions, nous ne faisons que répondre à Son appel. Prier est donc, avant tout, répondre à D.ieu. Cette prière matinale nous donne un exemple d’humilité que nous, chrétiens, considérons comme juste. Nous découvrons chez les Juifs le même besoin de miséricorde et de grâce que le nôtre car c’est précisément ce que D.ieu nous enseigne du commencement à la fin de la Bible ».

 

Un extrait du livre "maudit sioniste" de Claude Duvernoy. Le 23 avril 2009.

Un extrait de l'excellent livre de Claude Duvernoy "maudit sioniste". L'épisode se déroule alors que Duvernoy était encore jeune - il est né en 29 - mais rien n'a changé depuis.

"Quelques mois avant mon mariage, Jean Viven m'avait fait inviter comme orateur de la Pastorale cantonale, à Neuchâtel. Sachant que les professeurs de la Faculté de Théologie seraient présents, ce fut en tremblant quelque peu que je me présentai devant cette honorable assemblée... qui se termina par un entretien. Bien vite, je me rendis compte de la profonde ignorance du judaïsme de la part des collègues pasteurs, mais aussi combien profonde était la sournoise opposition de la part des professeurs, face à la réalité d'Israël en terre toujours promise (note d’Etzbetzion : en terre toujours promise dans leur esprit, alors qu’Israël était en train de renaître, mais ça ils ne pouvaient pas l’accepter).

 

Dès ce jour, je fus débarrassé des complexes du jeune débutant face aux "spécialistes", et je fus installé de fait dans la situation de l'enseignant. Voici plus de trente ans que cela dure, rencontrant les mêmes ignorances, les mêmes slogans néfastes, les mêmes idées reçues, et de la part de certains professeurs, le refus de réformer leur approche tant il est difficile de supprimer les mauvais plis de tant de siècles. En voici l'exemple, dans mes souvenirs, le plus probant de tous. Lisant l'ouvrage d'un professeur près la Faculté de théologie de Lausanne, commentant l'Evangile selon Matthieu, je remarquai ses réflexions face au fameux cri : "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !". Fidèle à une longue tradition subtilement antisémite, et antijuive, remontant aux premiers Pères de l'Eglise, Pierre Bonnard écrivait que c'était à la lumière de ce cri qu'il convenait de comprendre le long martyre juif, jusque et y compris dans les camps nazi ! Ce qui revient à faire de l'Eternel un bourreau exigeant des sacrifices d'enfants, ô Anne Franck... Une idole digne des plus féroces divinités de l'Antiquité. Aussi fis-je respectueusement remarquer à ce professeur que LE SANG DE JESUS NE POUVAIT QUE SAUVER LES HOMMES ET LEURS ENFANTS, AU PREMIER RANG DESQUELS CEUX DE SON PEUPLE, ISRAEL. Et je le priai de bien vouloir corriger son commentaire dans les prochaines éditions. Je ne reçus jamais de réponse, apprenant par la suite combien j'avais offensé ces Messieurs de la Faculté, ainsi que leur collègue. De quoi me mêlais-je, si jeune encore, avec le minimum de diplômes ? A l'exception de mon ancien professeur de Bible hébraïque (et non d'"Ancien Testament" !), Edmond Jacob, telles demeurent mes relations avec les professeurs.

 

L'anti-judaïsme théologique millénaire est le plus perfide de tous et le plus scandaleux, le plus difficile à extirper, car il découle de l'orgueil du théologien, le plus prononcé de tous. Pour mon malheur, si l'on peut dire, ce n'était pas seulement à cet anti-judaïsme-là que je m'en prenais, mais à l'anti-sionisme. Il n'est pas possible de dissocier l'un de l'autre, puisque les sionistes sont des Juifs, que je sache, à part quelques phénomènes dans mon genre ! Si un théologien refuse toute actualité aux bibliques prophéties annonçant l'ultime et universel retour d'Israël sur sa vieille terre promise, s'il veut ignorer les circonstances géopolitiques de ce Retour, il ne manque pas de rejoindre les rangs des pires ennemis d'Israël, allant jusqu'à soutenir les pires actes de terrorisme. Tel est le combat dans lequel je fus jeté, par ce difficile ministère auprès des Eglises, et tel qu'il se poursuit depuis près de quarante ans. Tant de portes se sont fermées, tant d'amitiés furent brisées, tant d'amertumes engrangées... mais aussi, bien des consolations, des encouragements. Ce que j'appelle l'Ordre dont je fais partie, cet Ordre invisible dont je suis un des "prieurs", mais partout disséminé dans le monde - l'Ordre de la très glorieuse et très proche Parousie". 
 

 

A lire !!!!!!!!!!!! Le 22 avril 2009.

Pour tous ceux qui aiment Israël et veulent le connaître un peu mieux, une sélection de quelques livres-clés :

Claude Duvernois : "Le Prince et le Prophète" et "le sionisme de Dieu", édités par l'auteur. (Un spécialiste de la prophétie biblique, deux ouvrages fondamentaux pour comprendre la place d'Israël dans le plan de D.ieu). Pour commander : contact : p.george@free.fr ou Mr Georges Chabloz, Mont d'Amin 10, CH 2054 Chezard.

Derek Prince : "La Terre promise, la Parole de Dieu et la nation d'Israël" (les enjeux historiques et bibliques, avec le témoignage puissant d'un homme qui a connu le Seigneur alors qu'il se trouvait engagé avec les forces britanniques au Moyen-Orient pendant la seconde guerre mondiale et qui a vécu de nombreuses années en Israël, jusqu'à sa mort). Contact : www.dpmf.net

Shlomo Hizak : "Le petit sanctuaire" (une étude passionnante sur la synagogue telle qu'elle est décrite dans le Nouveau Testament et sur le culte juif de nos jours). Contact : AMI, Centre de Jérusalem d'Etudes et de Recherches Bibliques, P.O. Box 8017, Jérusalem 91080, Israël.

 

Qu"est devenu l'or nazi ? Le 22 avril 2009.

La route souillée de l'or nazi

Par HÉLÈNE JAFFIOL
Des dents, des alliances, des bijoux devenus lingots. A la libération des camps de la mort, le monde découvre avec horreur les traces d'un butin maculé de sang. La partie visible d'un iceberg qui cache un sombre circuit à travers l'Europe. Le trésor noir du IIIe Reich a été entouré d'un épais voile de mystère avant que les premières révélations émergent timidement dans les années 1990. Des trains remplis de lingots d'or ont foulé les voies ferrées du Vieux continent. Principale accusée : la Suisse, pierre angulaire d'un trafic qui implique tous les pays dits "neutres" : l'Espagne, le Portugal, la Suède, la Turquie.... Difficile de connaître l'origine d'un métal sur lequel le crime ne laisse aucune trace. Dans les caisses nazies : le trésor d'un pillage aveugle, les coffres-forts des pays vaincus mais aussi le maigre pécule arraché des valises à l'entrée des camps de la mort. Un homme a la sinistre besogne d'en faire l'inventaire : Bruno Belmer. Officier SS et fonctionnaire méthodique, il appartient au service économique de la machine nazie. Les effroyables listes de comptes de Belmer ont été mises au jour par les enquêteurs américains de la Division des Opérations spéciales (DOS). 29 colonnes qui détaillent l'inimaginable : "or dentaire", "bagues en or et en argent", "couteaux, fourchettes, bijoux", "montres", "sacs"... Un butin qui atteindrait les 40,5 millions de dollars actuels. Un calcul encore incomplet, selon les experts. D'autant plus que ces estimations ne prennent pas en compte le butin de l'opération Reinhard - l'extermination des Juifs de Pologne - soit 3,9 millions de dollars. Sitôt sortis de l'enfer d'Auschwitz, Sobibor, Treblinka, les cargaisons de Belmer franchissent les portes grandes ouvertes de la Reichsbank, la banque nationale allemande. Première étape d'une route de l'or à travers toute l'Europe. Certaines destinations sont aujourd'hui connues, d'autres restent encore tapies dans l'ombre.

La Suisse : coffre-fort nazi Le choix de la république helvétique répond à un calcul simple. A l'époque, le franc suisse assure le rôle d'unique devise encore convertible sur le marché mondial. Economie prospère, la Suisse assure aux nazis l'acquisition d'une monnaie forte, indispensable à son effort de guerre. Le pays "neutre" devient le quartier général des transactions nazies, le commandant d'un navire que les Helvètes ont choisi délibérément de maintenir à flot. Selon la commission Bergier, mise en place dans les années 1990 pour faire la lumière sur ce passé trouble, plus de 2,5 milliards de dollars ont transité par la banque centrale suisse. Dont l'or désormais incolore des camps de la mort. La commission Bergier met en évidence un autre aspect troublant. A partir de 1941, la Suisse sait parfaitement que les lingots nazis ne sont rien d'autre que de l'or volé. Pourtant, l'année suivante marque l'apogée des relations pécuniaires entre les deux pays. A partir de 1943, les Alliés multiplient les avertissements contre ce trafic lucratif. La Suisse tourne la tête et regarde ailleurs. La dernière transaction avec le régime nazi a lieu le 13 avril 1945. Face à ce réquisitoire, les arguments de défense paraissent bien faibles : "Nous étions neutres. Pourquoi accepter l'or allié et non pas celui des Allemands ?" Devant leur passé trouble, les banques helvètes se sont longtemps retranchées derrière une bonne foi de façade.

Portugal : de l'or dans le sanctuaire catholique de Fatima L'or nazi ne s'est pas arrêté aux coffres-forts suisses. Il en a juste fait un abri douillet avant de poursuivre sa route vers d'autres contrées. L'Espagne et le Portugal ont largement profité des livraisons nazies. Les deux pays de la péninsule ibérique possèdent, en effet, un autre métal précieux fortement convoité par les nazis : le Wolfram, miraculeux pour renforcer l'acier des engins de guerre allemands. Wolfram contre or, le trafic est très lucratif en particulier pour la dictature de Salazar. Après Berne, Lisbonne aurait été le deuxième bénéficiaire du butin nazi. De 1939 à 1944, le Portugal aurait acheté ou échangé 164 tonnes d'or du IIIe Reich par l'intermédiaire de la Suisse. Sur sa route, l'or portugais bénéficie de la bienveillance de Vichy qui offre ses wagons pour transporter ce butin clandestin. Centre névralgique du trafic ibérique : la gare espagnole de Canfranc encastrée dans la chaîne pyrénéenne.Le sombre marché est connu dès 1946 par les services américains de la DOS. Un document, marqué top secret, l'atteste. Des responsables suisses qui ont suivi la route de 280 véhicules chargés d'or, vers le Portugal et l'Espagne entre 1943 et 1944, acceptent de témoigner contre une protection. Ceux qui se sont grassement enrichis sentent, en effet, le vent tourner. Après la guerre, les lingots d'or marqués du sceau nazi trouvent des abris imprévus. En mai 2000, le sanctuaire catholique de Fatima confirme en avoir détenu, jusque dans les années 1980. Avant de les dépenser pour rénover ce lieu vénéré par de nombreux catholiques.

Lingots contre minerais de fer suédois Le butin du IIIe Reich n'a pas seulement emprunté les routes du Sud.. Les caisses nazies ont également foulé le sol d'un autre pays "neutre", la Suède. Le royaume nordique, connu pour son histoire pacifiste, est pourtant un réservoir de guerre grâce à ses minerais de fer. Le marché avec les nazis ne peut que prospérer : des lingots d'or contre des livraisons de fer, maillon infernal de la machine de guerre d'Adolf Hitler. Un sujet longtemps tabou dans un pays qui ne veut surtout pas faire parler de lui. Des chercheurs ont pourtant déterré cet épisode sombre des archives nationales à la fin des années 1990. Entre 1939 et 1944, 34,5 tonnes d'or en provenance de Berlin ont rejoint les coffres-forts suédois. Comme la Suisse et l'ensemble des pays "neutres", la Suède connaissait la macabre origine de l'argent allemand. Mais le royaume fait la sourde oreille aux mises en garde des Alliés.

Turquie : les bons comptes font les bons amis La route de l'or a quadrillé le Vieux continent jusqu'à rejoindre Istanbul et les confins du Moyen-Orient. Le régime nazi a pu compter sur son ancien allié de 1914. Selon la Division des Opérations spéciales de Washington, près d'un million de dollars, issu des sombres comptes du SS Belmer, a rejoint le marché turc. L'objectif des nazis : garantir aux banques allemandes un stock de devises étrangères et financer les opérations secrètes d'agents en Turquie. Des liens cousus d'or ont émaillé les relations entre les deux pays jusque dans les années 1960. Comme le prouve un épisode peu glorieux dans une Allemagne alors coupée en deux. Le 29 mai 1965, un avion décolle d'Istanbul vers Cologne avec l'aval du gouvernement fédéral allemand. A son bord : trois caisses remplies de pièces d'or. La Dresdner Bank veut récupérer les restes de son trésor nazi mis à l'abri en Turquie durant la guerre. Un choix motivé à l'époque par l'appât du gain. Grâce à l'inflation, le prix de l'or était beaucoup plus élevé à Istanbul qu'à Berne. Longtemps après la chute du régime nazi, l'Allemagne ne se résout toujours pas à voir filer son or. En plein contexte de Guerre froide, l'examen des consciences reste encore un chemin inexploré. Cet épisode monétaire, mené dans le plus grand secret, sera révélé par l'Institut Hannah-Arendt de Dresde, à la fin des années 1990. Aujourd'hui encore, la cartographie de l'or nazi reste incomplète et parsemée de nombreuses zones d'ombres et de paradoxes. Les nations qui ont le plus profité de l'argent souillé du IIIe Reich ont souvent aussi été des asiles pour les populations persécutées. La Suède a ainsi accueilli près de 7 000 Juifs danois. Plus de 30 000 autres ont trouvé refuge en Espagne. Pendant ce temps, des lingots nazis auraient franchi les mers vers l'Argentine, le Canada ou même la Chine... Légende ou réalité, le mystère demeure. Il s'explique en partie par les nombreux errements alliés à la fin de la guerre. L'Europe meurtrie a préféré ne pas creuser profondément un puits sans fond. En septembre 1946, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni mettent en place une "commission tripartite pour la restitution de l'or monétaire". Sa mission : dédommager les nations spoliées par les nazis.

En l'absence d'étiquette "Auschwitz" sur les lingots, la commission a fait le choix de se limiter aux avoirs nationaux pillés comme ceux de la France, des Pays-Bas ou de la Belgique. L'or des camps de la mort a, lui, pu continuer sa route...

 

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