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Jérusalem, 21 décembre 2009
Un témoignage de Haïm Goël vécu le long de la Mer Morte (Yam haMélah) sur le thème de : « A celui qui vaincra,… » Jérusalem, 21 décembre 2009
« A celui qui vaincra, je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de D.ieu » Apoc. 2 : 7.
« Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort ». Apoc. 2 : 11.
« A celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit ». Apoc. 2 : 17.
« A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin ». Apoc. 2 : 26 – 27.
« Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges ». Apoc. 3 : 5.
« Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon D.ieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon D.ieu, et le nom de la ville de mon D.ieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon D.ieu, et mon nom nouveau ». Apoc. 3 : 12.
« Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône ». Apoc. 3 : 21.
LE TEMOIGNAGE : De la montagne fière des Alpes à celles de la Mer Morte.
Je viens de vivre aujourd’hui même une des expériences les plus parlantes, les plus heureuses de ma vie spirituelle et de ma vie tout simplement. Je ne parle pas seulement du, des thème(s) de cette expérience, thème(s) connu(s), mais du fruit, de leur atmosphère, du discours divin qui en émane et qui furent exceptionnels et d’essence prophétique à vocation d’encouragement.
Je souhaite vous partager cela ici en guise de puissant, grand et noble encouragement car nous vivons et allons vivre des temps d’une intensité extrême mais, au cœur même de la pire tourmente que la terre va connaître, D.ieu annonce aussi une consolation d’une qualité inouïe qui effacera tout le reste… pour les vainqueurs. Ce que chacun, au final, choisit d’être ou ne pas être.
Et j’aimerais vous parler de cela. De la capacité de D.ieu à nous parler de Vie avec un grand V lorsque tout nous parle de mort, comme c’est le cas si souvent en nos jours sombres. Et n’est-ce pas extraordinaire que D.ieu ait choisi le lieu le plus bas de la terre (la Mer Morte à moins 400 mètres sous le niveau de la mer), le lieu peut-être le plus aride, le plus désolé, une mer morte environnée de rocs chaotiques et imbibés de sel, pour me parler de Vie et de restauration absolue, finale et éternelle, tel qu’Il le promet à chacun de ses enfants sincères ? Quelle étrangeté apparente ! Pour l’anecdote, (mais est-ce anecdotique vraiment ?), saviez-vous que les produits (boues et diverses préparations de soins) de la Mer Morte sont commercialisés sous la marque AHAVA ? Ce qui en hébreu signifie AMOUR. Tout un discours très profond qui ne dépareille pas dans le cadre de ce message.
Aujourd’hui, avec deux des jeunes actuellement en formation en Israël, nous avons choisi de quitter la « salle de classe » et de visiter le site de la Mer Morte, ainsi que Qumran, Massada, etc. Un parcours classique bien connu de ceux qui vivent ici ou visitent le pays. Nos deux amis, eux, découvraient cela pour la première fois.
Et nous voici roulant le long de la Mer Morte et admirant les immenses masses de pierres en bordure (de plus en plus éloignée) de la fameuse étendue d’eau. Je fis remarquer à nos deux jeunes amis combien en maints endroits de si hautes montagnes étaient transformées en énormes tas de milliers et milliers de pierres éparses qui semblaient accumulées là par la main d’un géant. Je leur expliquai que nous étions en train de rouler sur la fameuse fracture syro-africaine, lieu de rencontre de deux grandes plaques tectoniques et donc région secouée assez souvent par de puissants tremblements de terre. C’est ce qui explique l’aspect complètement démantibulé des montagnes en maints endroits. En bien des lieux, ici, les masses montagneuses présentent l’apparence d’amas chaotiques quasi « émiettés ». Nous sommes ici si loin de l’aspect monolithique des Alpes fières. Ici se lit une « noblesse du chaos » et de la souffrance entremêlés avec ce je ne sais quoi de « fou » et de doux qui inexorablement attire… le regard et le cœur.
Et l’ensemble demeure avec le recul entrepris d’une majesté silencieuse qui parle, qui parle...
Et que disent ces choses ?
Je considérais tout cela dans un profond silence intérieur lorsque soudain le Seigneur me parla comme en une évidence. « Vois-tu ces pierres amoncelées, fruits de tant de bris de majestueuses roches ? Cela représente toutes tes épreuves et aussi les brisements auxquels tu fus soumis jusqu’à ce jour. L’ensemble donne le sentiment d’un terrible travail, d’une gigantesque opération qui travailla ces roches jusque dans leur tréfonds et cependant, si tu prends du recul, tu ne vois plus les roches brisées mais il se dégage du panorama majestueux une impression de grandeur extraordinaire. Ainsi est le parcours de ceux qui me suivent. Le nez sur les circonstances, ô combien douloureuses parfois et même souvent, ne permet généralement pas de voir ce que j’accomplis au travers de toute une vie. Mais un jour pour tout homme j’actionnerai un zoom arrière et je ferai voir à chacun de ceux qui me servent le panorama de sa vie… de mon point de vue ».
Le Seigneur me parla alors du ruban d’asphalte que nous suivions le long de la mer salée.
« Sais-tu sur quoi tu roules ? Sur une faille tectonique, le terrible lieu de rencontre de deux plaques qui à tout moment peuvent provoquer un tremblement de terre immense comme si elles étaient antagonistes. C’est à l’image de ce que tu as accepté de vivre depuis trente années avec ton épouse et les tiens ainsi que ceux qui t’accompagnent dans l’oeuvre. C’est à l’image de ce que vivent tous mes enfants, ceux qui me suivent vraiment. IL AVANCENT SUR UNE FAILLE QUI EST LE LIEU DE CONFRONTATION DE TON D.IEU ET DU dieu DE CE MONDE. Leurs tribulations sont grandes mais leur persévérance ne sera pas vaine car, me dit le Seigneur, invariablement compte tenu de mes promesses un repos viendra. Un repos d’une qualité rare, exceptionnelle ».
Nous continuâmes notre route et j’arrêtai ma voiture en un endroit où les baigneurs se rendent généralement pour expérimenter la position assise du lecteur de journal insubmersible dans la Mer Morte. Un lieu de détente des plus connus et des plus banals. Mais aujourd’hui le lieu était particulièrement et très, très étrangement serein car, entre autres, quasi veuf de toute présence humaine. Il flottait dans l’air un je ne sais quoi de très joyeux (profondément émouvant, calme et distingué) et ce quelque chose de puissant était de… l’Esprit.
En ce lieu ? Oui en ce lieu, là soudain, là où rien ne laissait supposer que l’on rencontre cela. La présence si spéciale du D.ieu consolateur et de Vie avec un grand V était là et manifestée comme en un climat de sainte enfance restaurée (« …et si vous ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ». Matth. 18 : 3. Les paroles de Yeshoua viennent naturellement à l’esprit). En ce lieu de mort et de désolation absolue pourtant, Il, Lui, l’Eternel consolateur, se mouvait en une plénitude jamais ressentie à ce point par moi ! Il n’existe pas de mots pour expliquer cela…Tant de majesté, de grandeur mêlée à tant de joie, très ancienne et juvénile à la fois, et la vie rendue, revenue, restaurée.
Et le site était ainsi rendu au silence minéral qui l’habitait originellement ou du moins depuis des siècles, depuis l’épisode de Sdom (Sodome). Pendant que nos deux jeunes étudiants se dirigeaient vers l’étendue liquide, je m’assis paisiblement sur un banc surplombant le site et me mis calmement en prière. C’est alors que me visitèrent une paix et un rafraîchissement d’une qualité jamais vécue. Ce furent comme les prémices reçus en esprit… de ce que le ciel doit réserver pour moi. Indescriptible. J’ai vécu là des moments d’une telle paix, d’une joie d’autant plus fraîche que profonde et solitaire. Mais que vous dire de cette « solitude-là » lorsque D.ieu l’habite avec vous ? En quelques instants j’eus le sentiment que tout ce qui avait subi dommage durant mes soixante-et-une années d’existence, tout était prêt par je ne sais quelle intervention miraculeuse à être totalement réparé, restauré. Et dans une atmosphère d’une qualité indescriptible, d’une grandeur et d’une beauté qui ne peuvent que témoigner de l’immense générosité d’un créateur plus que Vivant (le V majuscule est évidemment volontaire).
Au retour, sur le parcours, l’expérience se répéta plusieurs fois et mes deux jeunes amis le perçurent aussi. D.ieu et sans doute quelques anges nous visitaient. Les versets mis en exergue au départ de ce témoignage ont pris cet après-midi toute leur force. Les temps sont courts et les livres de chacune de nos vies finiront bientôt par être ouverts…
Soyez décidément et radicalement fous (pas inconsidérés mais fous d’amour), courageux, fous de D.ieu en vous jetant à corps perdu dans ce qu’Il vous appelle à vivre et pour le peu de temps qu’il nous, vous reste. Songez à David dansant devant l’Arche sainte. Un pur acte d’amour. Ne craignez rien, si ce n’est de ne pas vivre pleinement votre relation avec LUI. Il reste si peu de temps. Courez et faites-Lui confiance. Rien de réellement mauvais ou d’inutile ne vous arrivera (malgré tant d’apparences difficiles. Les tremblements de terre…) si vous vous jetez à corps perdu dans Ses bras. Rien. Et au final, la restauration de vos forces, de votre vie même, sera d’une telle qualité que vous ne pourrez que regretter chaque instant que vous n’aurez pas vécu pleinement avec Lui dans les bons comme dans les mauvais jours.
Mais, bonne nouvelle, ceux qui auront eu le plus de mauvais jours, de petites et moins petites morts distribuées au fil de leur existence, seront visités par d’autant plus de « Vie pour Toujours ».
Est-ce un hasard si l’Ecriture nous parle de ce lieu, la Mer Morte, en des termes étranges et prophétiques en Ezéchiel 47 v1 à 12 et que je clôture avec cela?
V1 :« Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient, car la face de la maison était à l’orient ; l’eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l’autel »…/…V.3 et 4 : « Lorsque l’homme s’avança vers l’orient, il avait dans la main un cordeau, et il mesura mille coudées ; il me fit traverser l’eau, et j’avais de l’eau jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser l’eau, et j’avais de l’eau jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser, et j’avais de l’eau jusqu’aux reins »…/… V. 6 à 12 « Il me dit : As-tu vu, fils de l’homme ? Et il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici, il y avait sur le bord du torrent beaucoup d’arbres de chaque côté. Il me dit : Cette eau coulera vers le district oriental, descendra dans la plaine, et entrera dans la mer (la Mer Morte) ; lorsqu’elle se sera jetée dans la mer, les eaux de la mer deviendront saines. Tout être vivant qui se meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de poissons ; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent. Des pêcheurs se tiendront sur ses bords ; depuis En-Guédi jusqu’à En-Eglaïm, on étendra les filets ; il y aura des poissons de diverses espèces, comme les poissons de la grande mer, et ils seront très nombreux. Ses marais et ses fosses ne seront point assainis, ils seront abandonnés au sel. Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d’arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n’auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède ».
Eloquent, non ?
Une dernière pensée me vient à l’esprit avant de conclure. Et c’est Lui, le Bien-Aimé, le Tout-Puissant qui me fait me souvenir….
Cela se passait il y a bientôt trente années, un peu après mon acceptation de Yeshoua comme mon Sauveur et, profondément et violemment marqué par l’amour immense avec lequel D.ieu m’avait arraché aux ténèbres de ma vie passée, je me rendais à chaque réunion de mon assemblée, assoiffé non de recevoir encore et encore cet amour mais d’exprimer à Son auteur ma soif de L’aimer pleinement, de me donner à Lui en retour.
C’est alors qu’un message inspiré vint un jour depuis l’estrade sur le prix à payer pour le suivre en l’aimant : le brisement.
Et D.ieu me donna en esprit une vision : une montagne, haute, puissante, très homogène, d’un granit très ferme. Cette montagne, c’était l’image de ma personne. Je vis alors une main introduire une cartouche de dynamite au cœur même de cette belle montagne. Le reste on le devine et l’instant d’après la montagne était divisée en un immense amoncellement de pierres. Je vis alors la main de D.ieu saisir les pierres les unes après les autres pour les ôter. On aura compris le message. D.ieu ne peut rien faire avec notre nature humaine et doit nous proposer de la remplacer de fond en comble par autre chose.
Mais voici la part essentielle de ce moment spirituel vieux de trente années. Au sein même de ma vision, D.ieu me questionna : « Ce que je te montre là, je ne te l’impose pas mais j’attends ton « oui », ta décision, ta réponse pour commencer ou non à agir ». Ma réponse fusa, totale, du fond de mon cœur car à l’amour de D.ieu je voulus répondre d’un cœur entier.
Voici la clé : comment répondons-nous lorsqu’Il appelle ? Car là est notre victoire, car là sont les vainqueurs. Quelle est, quelle fut notre intensité d’amour à Son égard ? Comme une épouse capricieuse, égoïste, ou comme une épouse amoureuse et pressée de se donner tout entière à un tel époux ? La question concerne bien des vies de croyants « en rade », hélas.
Il y a trente ans, ma vie était comme une roche des Alpes : granitique et solitaire. Hier D.ieu m’a fait voir ce qu’Il en fit, avec mon assentiment : « un doux et étrange chaos car brisements et parcours tout à la fois », où en zoom arrière D.ieu me révèle cependant la grandeur de Son œuvre et Son amour encore et toujours. C’est cela (entre autres) entrer dans le royaume de D.ieu. Merci ô D.ieu de m’avoir fait « pèlegriner » d’une montagne vers l’autre en ces trentes années écoulées ! Des Alpes aux rocs de la Mer Morte !
Haim Goel
Shalom,
Haïm Goël