Cette application, téléchargeable sur le portail numérique d’Apple, iTunes, "montre les réalités brutes" des conséquences de la colonisation de la Cisjordanie, a-t-elle ajouté, promettant de fournir des faits "clairs" et dotés "de détails sans précédent".
"Nous espérons que cette application révolutionnera le débat sur la « colonisation de la Cisjordanie » et mettra fin aux polémiques et à la désinformation", a poursuivi la dirigeante d’APN.

Dénommé "Facts on the Ground : The APN Map Project", le logiciel utilise une carte Google de la région sur laquelle ont été identifiées en bleu les maisons des colons et en rouge les implantations non reconnues par le gouvernement israélien.
En cliquant sur les colonies, il est ainsi possible de connaître notamment leur taille et leur date de création. L’application, qui est visible à l’adresse internet peacenow.org/map et sera bientôt disponible sur d’autres téléphones multimédias, sera "mise à jour constamment pour refléter les moments forts de l’actualité", assure l’ONG.
JForum reproduit la carte telle que présentée sur le site. On y voit une majorité de constructions légales autorisées par le Gouvernement Israéliens et très peu de rouge pour ce qui est des constructions dites illégales.
La carte interactive est bien renseignée, reste à voir la validité des renseignements.
Il est clair qu’au vu de cette carte, on peut comprendre la très grande difficulté du problème.
Référence du site : http://peacenow.org/map.php
Les localités juives constituent-elles une violation du droit international et des accords signés par Israël et les Palestiniens ?
Les Palestiniens proclament à l’envi que l’installation de juifs dans les Territoires est illégale, et exigent des Israéliens qu’ils démantèlent les localités juives. En fait, ils exigent que tous les juifs quittent la Cisjordanie, une sorte de nettoyage ethnique en somme, alors qu’en Israël les citoyens juifs et arabes vivent côte à côte, et les Arabes israéliens, qui constituent quelque 20 % de la population israélienne, sont des citoyens de plein droit de l’État d’Israël.
Cette exigence palestinienne d’évacuer tous les habitants juifs des territoires contestés de Cisjordanie n’est pas seulement discriminatoire et moralement condamnable, elle n’a aucun fondement dans les accords israélo-palestiniens. Il s’agit de tentatives de dénaturer ce dossier à des fins politiques.
Les divers accords passés entre Israéliens et Palestiniens depuis 1993 prévoient explicitement que la question des localités juives sera envisagée lors de négociations sur le statut permanent qui se dérouleront à la fin des pourparlers de paix. Les parties se sont expressément entendues sur le fait que l’Autorité palestinienne ne détient ni la juridiction, ni le contrôle sur les localités juives, en attendant la signature d’un accord définitif.
Les accusations selon lesquelles les dispositions de l’Accord intérimaire israélo-palestinien interdiraient toute mesure unilatérale venant altérer le statut de la Cisjordanie, en l’occurrence l’interdiction de toute activité de peuplement juif, sont irrecevables. Cette interdiction portant sur des mesures unilatérales a été prononcée pour garantir qu’aucune des parties ne s’avise d’altérer le statut juridique de ce territoire (notamment une annexion ou une déclaration unilatérale de création d’un État), en attendant l’obtention d’un statut permanent.
En réalité, la construction de logements n’exerce aucun effet néfaste sur le statut permanent futur de cette zone. Si cette interdiction avait porté sur la construction de logements, elle se serait traduite par une interprétation absurde, et l’édification par les deux parties (arabe et juive) de tous les logements, écoles ou lieux de culte au profit des communautés respectives aurait été également prohibée.
Autres accusations : celles alléguant que les localités juives suscitent le déplacement des habitants arabes des territoires. En réalité, ces localités n’ont jamais eu pour intention de déplacer des habitants et n’ont jamais provoqué leur exode. La population palestinienne de Cisjordanie continue de croître à un rythme supérieur à celui de la population israélienne de ce territoire. Signalons également que selon des enquêtes indépendantes, les zones construites des localités juives (non compris les routes, chemins vicinaux et zones non peuplées) n’occupent que quelque 3 % de la superficie totale de la Cisjordanie.
Les détracteurs d’Israël prétendent également que les localités juives ont été érigées en violation du droit international, à deux titres : en premier lieu parce que la Cisjordanie est considérée comme un “territoire occupé” et en second lieu parce qu’un pays n’a pas le droit de déporter ou de transférer une partie de sa population civile dans un territoire qu’il occupe. Ces allégations ne reposent sur aucun bien-fondé juridique, d’une part parce qu’historiquement le territoire contesté de Cisjordanie n’a jamais été souverain et ne peut donc être tenu pour “occupé”, d’autre part parce que les habitants juifs de Cisjordanie n’ont ni été déportés ni transférés dans ce territoire,mais ont librement choisi d’y résider. Pour Israël, la revendication de ce territoire étant juridiquement fondée, il est donc légitime que des Israéliens y érigent leurs localités, au même titre que les Palestiniens les leurs.
Néanmoins, désireux de faire des concessions pour promouvoir la paix, les gouvernements israéliens successifs ont fait état de leur volonté de négocier sur ce point, et ont opté récemment pour le gel de la construction de nouvelles localités de peuplement.
Ainsi, en novembre 2009, afin d’encourager les Palestiniens à accepter de faire retour à la table de négociations, le gouvernement israélien a proclamé un moratoire de 10 mois sur la construction de nouveaux projets résidentiels et sur tous les permis de construire dans les localités juives de Cisjordanie. Malheureusement, cette mesure conciliatrice a été rejetée par les Palestiniens avant même sa publication officielle.
L’exigence palestinienne de gel total et permanent des activités de construction menées dans les localités juives des Territoires justifie-t-elle le refus de négocier ?
Depuis avril 2009 les pourparlers israélo-palestiniens n’ont pas été renouvelés suite au refus palestinien de faire retour à la table de négociations après les élections israéliennes. En dépit du fait que depuis le début du processus de paix entamé dans les années 90, aucune des parties n’a posé de conditions préalables à des négociations, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a unilatéralement décidé que le processus de paix serait ajourné tant qu’Israël refusera d’accepter la cessation totale de toute activité de peuplement en Cisjordanie et de construction juive à Jérusalem-Est.
Ce changement d’attitude est d’autant plus déconcertant que tous les accords signés par l’Autorité palestinienne et Israël mentionnent que la question des localités juives sera évoquée au cours de la phase finale des négociations, et ne constituera pas une condition préalable aux pourparlers de paix.
Il va de soi qu’Israël ne peut souscrire à ces conditions préalables unilatérales conditionnant l’assentiment des Palestiniens à toute négociation future, en particulier pour ce qui concerne Jérusalem, la capitale d’Israël. Certes, Israël pourrait en faire autant et exiger le consentement préalable des Palestiniens sur des points essentiels avant toute reprise des pourparlers. Mais pour que ces derniers progressent, les deux parties doivent en priorité retourner à la table de négociations sans dresser de nouveaux obstacles sur la voie de la paix.
Malgré ces nouvelles exigences palestiniennes, et afin d’encourager les Palestiniens à retourner à la table de négociations, le gouvernement israélien a, le 25 novembre 2009, proclamé un moratoire de 10 mois sur la construction de nouveaux projets résidentiels et sur la délivrance de permis de construire dans les localités juives de Cisjordanie. Ce geste de bonne volonté sans précédent a été rejeté d’emblée par les Palestiniens, avant même sa publication officielle.
La volonté d’Israël de témoigner de retenue à propos des localités juives n’est pas nouvelle. Avant même ce moratoire, Israël avait adopté pour politique de ne pas construire de nouvelles localités ni d’exproprier des terrains supplémentaires au profit des localités existantes, afin de n’apporter aucun changement à la topographie. La construction à l’intérieur des localités – d’écoles, de synagogues, de dispensaires participant de la vie quotidienne des habitants – ne change rien aux réalités de terrain ni ne préjuge de l’avenir de ces localités le jour où les parties au conflit parviendront à un accord final de paix. À ces considérations vient s’ajouter le fait qu’Israël a déjà démantelé des localités juives, chose qui, au lieu de se traduire par des progrès, a débouché sur une détérioration supplémentaire des relations avec les Palestiniens. Ce fut le cas en 2005, lorsque Israël fit unilatéralement une concession majeure aux Palestiniens avec le retrait complet de Gaza. Les 21 localités juives de la bande de Gaza et quatre autres de Cisjordanie furent totalement évacuées de leurs habitants et démantelées dans l’espoir de promouvoir la paix. En échange de ce sacrifice, Israël a eu droit à des barrages de milliers de roquettes palestiniennes lancées contre les villes et localités du sud d’Israël.
Au vu des réalités de terrain, de l’existence de grandes agglomérations urbaines juives en Cisjordanie, s’attendre à ce qu’Israël acquiesce aux exigences palestiniennes préalables à toute reprise des négociations n’est pas réaliste. Israël exhorte les Palestiniens à des négociations loyales pour parvenir à un accord de paix satisfaisant les deux parties au conflit
Commentaires textes :
Selon le Premier ministre israélien, le rapport de l'ONU sur la flottille de Gaza est "déformé et orienté", ajoutant que le groupe responsable du rapport était "obsédé par le ciblage d'Israël"
