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Note de ETZ BETZION suite à l'article de BHL, "L'ANTISEMITISME QUI VIENT!"

L’antisémitisme qui vient.

 

 

 

 

 

 

 

Note de ETZ BETZION suite à l'article:

 

 

 

 

 

 

 

Avec un tel titre (L’antisémitisme qui vient), BHL nous plonge dans une certaine perplexité! Car s'il s'agissait de parler de "l'antisémitisme qui vient", il nous semble que les exemples que cite BHL et la note générale de son indignation ont un je ne sais quoi de presque déjà déssuet eu égard à une réalité bien plus dégradée que ne laisse supposer le discours de  BHL. Alors pourquoi ce titre "l'antisémitisme qui vient". Mais il est là BHL, l'antisémitisme et pire encore que ce que vous dénoncez! Pourquoi cette impression de compte rendu avec une retenue qui fait penser qu'on ne croit pas vraiment (qu'on ne veut pas croire) à ce que l'on voit, que l'on espère secrètement encore que tout va "revenir comme avant"? Car malgré la dénonciation, c'est bien cela qui est ressenti à vous lire BHL: la nostagie d'hier, qui n'est plus en phase avec aujourd'hui mais qu'au fond secrètement on rêve encore pour demain. En cela BHL, il me semble, qui se veut philosophe et homme de terrain dénonçant le mal là où il se trouve (à raison), depuis tant d'années, trahi sa mission, celle qu'il se donne, par ce je ne sais quoi de non adapté à l'urgence et à la gravité du sujet.  BHL, juif d'Europe, plus européen (comme Cohn-Bendit qui lui ne s'en cache pas) que juif sans doute (et voilà la source du problème) a une indignation "d'esthète intellectuel" qui rappelle étrangement l'état d'esprit de nombreux juifs éduqués dans l'Allemagne du nazisme déjà triomphant. "Ils n'y croyaient pas... vraiment" (Ah, le poids de ce VRAI MENT!), ne voulaient pas y croire malgré l'évidence que n'importe quel primaire observateur, citoyen lamda, homme de la rue pouvait observer, car hommes d'éducation et de comportement policé et feutré, il leur semblait impossible que l'Allemagne puisse sombrer dans la foulée des vitupérations, cependant explicites et hurlées à suffisance  par Hitler. Vaine projection de son "Soi intérieur" enfermé dans le chloroforme des illusions. Redondance d'attitude déjà enregistrée ailleurs, avant, pourtant. Espérons, prions  que BHL, n'induise pas ainsi les juifs de France et d'Europe a rêver dangereusement de la même façon que leurs grands-parents des années 30. Car à trop discourir quand il faudrait agir....Néanmoins le propos de BHL étant pertinent en soi, c.à.d du point de vue factuel, nous l'avons relayé sur ce blog.

H.Goel

 

 

 

 

 

 

 

 

Interview exclusive d'un major arabe israélien de Tsahal - Guysen

Interview exclusive d'un major arabe israélien de Tsahal
propos recueillis par Jacques Benillouche*

Jacque Benillouche

Les Arabes israéliens disposent de tous les droits mais sont dispensés du service militaire national. C’est pourquoi le cas d’un officier arabe reste une exception rare. L’armée m’a autorisé à rencontrer le major arabe Elias Gaby Karam. Il m’attendait dans sa base maritime au nord du pays et il était venu à ma rencontre dans son uniforme bleu et blanc pour m’accueillir avec un cérémonial oriental et des gestes qui se voulaient amicaux : main serrée longuement, tapes sur les dos et bras autour des épaules. D’entrée de jeu, je lui avais indiqué que j’étais intrigué par cette communauté d’arabes d’Israël dont la situation est soumise à controverse à l’étranger.


"Arabe certes, mais Israélien d'abord"

Les arabes, hors la Cisjordanie, constituent 20% de la population israélienne totale et ce pourcentage a peu évolué depuis la création de l’Etat en 1948 car le fort taux de natalité arabe a été compensé par l’arrivée massive de juifs de l’ancienne URSS. 10% de ces arabes sont de confession chrétienne et représentent une communauté de 120.000 personnes. Les experts démographiques estiment que les arabes israéliens constitueront le tiers de la population israélienne dans les années 2050 en raison du tarissement des sources d’immigration juive.

Les arabes choisissent souvent de vivre dans des communautés rurales ou dans les quartiers historiquement arabes des grandes villes comme Jaffa, Haïfa, Akko-Saint-Jean d’Acre, ou Jérusalem. Les systèmes d’éducation sont distincts puisque les arabes tiennent à disposer de leurs propres écoles où l’enseignement se fait majoritairement dans leur langue.

La citoyenneté israélienne est unique pour toutes les populations mais elle comporte trois nationalités : la nationalité juive reconnue par le rabbinat, la nationalité arabe musulmane et chrétienne, et la nationalité druze. Les arabes ayant le droit de vote, leurs voix étaient acquises, jusqu’en 1980, aux partis sionistes (travaillistes, parti national religieux) moins par idéal politique que par clientélisme. En effet, Le Parti National Religieux, au pouvoir au ministère des Cultes, gérait les affaires cultuelles et octroyait les budgets pour les lieux de prière.

A partir de 1980, le clivage politique a poussé les arabes à créer leurs propres partis et à revendiquer ouvertement leur allégeance aux Palestiniens. Le parti communiste Hadash, doté à l’origine de cadres gauchistes en majorité juifs, affiche ses tendances antisionistes. Il s’est converti au nationalisme palestinien après avoir milité pour un Etat binational. La liste arabe unie regroupe les mouvements islamiques qui s’inspirent de l’idéologie des frères musulmans. Enfin le parti nationaliste Balad se définit comme parti progressiste et démocratique pour les palestiniens citoyens d’Israël.


 
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Jacques Benillouche : Qui êtes-vous Major ?



Elias Gaby Karam :
J’ai 30 ans. Je fais partie de la minorité arabe chrétienne et j’habite un village près de Nazareth. J’ai obtenu le grade de major, reconnaissable à la feuille de vigne sur mon épaulette, et j’occupe un poste dans la Marine sur lequel je ne suis pas en mesure de m’étendre. Mon périple, commencé à l’âge de 16 ans, a été jalonné d’étapes difficiles parce que je m’étais donné l’objectif très jeune de ressembler aux autres juifs.

J. B. : Vos parents vous ont ouvert le chemin ?

E. G. K. : Mon père est professeur de technologie, mon frère ainé est officier de police, deux frères sont gradés dans la police et dans les services pénitentiaires. Ma sœur, docteur en anglais, dirige un département à l’école catholique de Nazareth. Nous avons tous suivi un parcours universitaire imposé par nos parents : licence de gestion ou juriste. Je vous donne ces détails pour vous démontrer que nos parents nous ont toujours appris que l’intégration au pays passait par la case études et par le don de soi à la nation.

J. B. : Pourquoi la Marine ?


E. G. K. : Depuis jeune, je rêvais d’entrer dans la Marine et pourtant j’avais été déçu quand, en classe de terminale, tous mes amis avaient reçu leur ordre de recensement sauf moi parce que je n’étais pas tenu au service militaire obligatoire. La bataille administrative a alors commencé. J’ai fait ma demande d’engagement volontaire en 1998 mais on m’a refusé la Marine qui était un secteur sensible. Plusieurs emplois militaires étaient alors strictement réservés aux arabes mais je n’en ai pas voulu.

J. B. : Vous vouliez être différent des autres ?

E. G. K. : Je voulais un corps de combat dans la Marine. A mon époque, l’accès des minorités aux postes sensibles n’était pas possible mais cela a complètement évolué depuis. J’ai écrit au président de l’Etat, Ezer Weizman [1], pour défendre ma cause et j’ai gagné. Je suis parmi les premiers à avoir rejoint la Marine. Mais mon combat n’était pas terminé pour autant car il me fallait ensuite obtenir le droit de devenir officier de Tsahal. J’en avais les aptitudes et la compétence grâce à ma licence de droit et de criminologie et celle d’électronique.

J. B. : C’était un défi personnel pour vous ?

E. G. K. : Je voulais prouver qu’avec un combat personnel on pouvait réussir. Je me voyais être le catalyseur pour convaincre les jeunes de ma communauté à s’enrôler et à s’intégrer en masse dans l’intérêt du pays. Nous devons combattre pour nos droits et ne pas être passifs. Nous devons bâtir une communauté fondée sur l’intégration, sur le droit et sur le respect des minorités et des religions. Je voulais donner le signal aux autres minorités, les bédouins, les circassiens, parce que je crois beaucoup au facteur chance et à l’opportunité qui est donnée à chacun d’entre nous.

J. B. : Vous teniez à faire partie entièrement d’un Etat qui vous considère pourtant comme minoritaire.

E. G. K. : Je n’ai jamais dit que dans le pays, tout était de miel mais je combats la passivité qui conduit à l’échec. On ne peut se plaindre que rien ne marche dans notre communauté tout en étant passif pour changer le cours des choses. Nos différences de religion ne doivent pas être un obstacle et elles doivent au contraire encourager notre optimisme. L’homme doit se distinguer par ses valeurs intrinsèques et non par sa religion ou ses pensées.

J. B. : Pourquoi avez-vous eu besoin de faire l’armée alors que vous n’y êtes pas astreint ? Vous bénéficiez de tous les droits et vous aviez le choix d’une carrière dans le civil.

 
E. G. K. : J’estime que faire l’armée est une mission. Le citoyen doit avoir des droits mais aussi des devoirs. Je pense que le service militaire nous aide à intégrer la société dans laquelle nous vivons. L’armée constitue un melting-pot car les écoles sont communautaires, laïques ou religieuses, juives ou arabes. L’armée permet la fusion de la nation dans un tronc commun. Toutes les religions y sont représentées. Même pour les juifs, elle sert à opérer le mixage entre sépharades et ashkénazes. Combattre pour la défense du pays et la sécurité des frontières crée automatiquement des liens forts entre les soldats qui combattent aussi pour la paix. L’armée sert à réunir, parfois pour la première fois, des jeunes qui n’ont jamais cherché à approcher d’autres communautés qui vivaient sous leurs yeux.

J. B. : Etes-vous autorisés à avoir des fonctions de combat ? Ma question s’explique par les exigences sécuritaires du pays.

E. G. K. : Nous avons à présent le droit à toutes les fonctions dans tout le pays et dans toutes les unités, sans exclusive. J’insiste à nouveau que, si par hasard un poste m’était interdit en raison de mon identité, il m’appartiendrait de lutter pour l’obtenir. Je suis têtu. Mais avec le temps, toutes les portes s’ouvrent à présent.

J. B. : Acceptez-vous de circuler en tenue militaire dans votre village face aux autres arabes ?

E. G. K. : Je n’ai aucun problème pour le faire d’autant plus que je suis fier de mon grade. Ils vivent dans ce pays, ils doivent en faire autant. Je n’ai pas peur d’eux, mais seulement du Ciel. Mais je tiens à préciser qu’il y a 3.000 arabes chrétiens aujourd’hui dans l’armée et la police.

J. B. : Avez-vous des relations avec la communauté juive ?

E. G. K. : Nos relations sont naturelles. Haifa, où j’ai vécu le plus longtemps de ma vie, est l’exemple d’une ville où les communautés sont imbriquées. Nous avons des relations humaines, commerciales, industrielles, scolaires ou universitaires. La question de notre religion ne se pose jamais dans nos entretiens mais chacun sait d’où il vient.

J. B. : Pourquoi vivez-vous dans des villages spécifiquement arabes ?

E. G. K. : C’est une fausse idée qui est diffusée. Les arabes vivent partout dans les villes. La vie dans les villages est un choix lié à notre confort et à notre histoire mais pas à une règle imposée. Nous voulons être proches de nos parents et grands-parents sans renier nos racines. C’est aussi une question financière puisque le coût des logements y est moindre.

J. B. : A l’étranger on parle beaucoup d’apartheid à votre encontre.


E. G. K. : C’est un terme qui me choque. Nous sommes très loin de l’apartheid ici dès lors où nous avons des droits, le droit de parler et d’agir et le droit de nous développer. J’insiste, il n’y a pas d’apartheid en Israël car on nous impose aucun ghetto. En revanche, il peut y avoir des barrages sociaux qui dépendent uniquement de la maturité de notre société qui n’est pas prête à accepter certaines réalités. Vous avez ce même problème en France.

J. B. : De la discrimination ?

E. G. K. : Non plus. Je vous signale qu’il existe chez nous une discrimination positive, en particulier pour imposer un quota minimum d’étudiants arabes. Je pense que certains postes de hauts fonctionnaires ne nous sont pas encore ouverts. Nous sommes loin d’avoir un ministre de la défense d’origine arabe. Mais nous avons des députés, des ministres et des ambassadeurs arabes. Je ne dirais pas que tout est rose mais laissez-nous le temps. Le pays a été créé il y a à peine 60 ans et il est encore en guerre. Des tensions intercommunautaires existent certes, entre orientaux et occidentaux, entre russes et éthiopiens, entre universitaires et incultes. Mais les conflits ne sont politiques mais sociaux, inhérents à tout pays qui doit intégrer des gens venus de tous les bords.

J. B. : On parle d’émigration importante des chrétiens


E. G. K. : C’est exact. Il est vrai que certains ne supportent pas d’avoir à vivre dans un Etat juif, même démocratique, à fortiori lorsqu’ils ont des difficultés économiques. Ils vivent entre le marteau musulman et l’enclume juive. Le Pape s’en est d’ailleurs inquiété mais il faut dire qu’il est difficile de résister à l’appel économique de certains pays comme le Canada qui ont besoin de nous pour peupler leur territoire. Par ailleurs, en s’expatriant, ils oublient les tensions dues à la guerre. Les dirigeants religieux chrétiens veulent consolider et renforcer la communauté pour qu’elle reste. Mais il s’agit de la liberté de chacun. Personne ne nous contraint à nous exiler.

J. B. : A l’étranger on pense que les chrétiens n’ont aucun avenir dans ce pays

E. G. K. : Cette communauté a un rôle tampon à jouer entre musulmans et juifs et il appartient au gouvernement israélien de la rassurer par des mesures pratiques qui démontrent qu’elle fait entièrement partie de la nation, des mesures pratiques qui permettent de maintenir cette communauté toujours ici. Notre choix doit pourtant être clair. Nous devons être fidèles à l’Etat d’Israël car Israël est un fait et qu’il est l’Etat de tous ceux qui y habitent. Notre communauté est pacifique. Notre religion modérée agit pour influencer la tolérance dans la vie de tous les jours. Certains ont du mal à accepter l’idée que nous sommes une minorité active au sein d’une autre minorité. Mais nous vivons dans un pays démocratique.

J. B. : Comment résolvez-vous le dilemme d’avoir à combattre vos frères arabes musulmans ?


E. G. K. : Il faut comprendre une chose simple. Si nous décidons d’avoir une carte d’identité d’un pays, quel que soit ce pays, nous devons nous engager pour ce pays. Il n’est pas nouveau que des arabes combattent d’autres arabes. L’Histoire nous en donne des exemples. En 1991 l’armée koweitienne a combattu contre l’armée irakienne. On n’a pas pointé du doigt qu’il s’agissait d’arabes contre arabes mais on s’est penché sur les motivations de la guerre. Dans un exemple plus récent, des combats fratricides ont éclaté entre palestiniens, Hamas contre Fatah, arabes contre arabes. Pour moi, un seul élément est à prendre en ligne de compte. Si mon pays doit prendre les mesures appropriées pour défendre ses intérêts de sécurité et sa population civile, alors, par respect pour lui et ses citoyens, je n’ai aucune gêne à combattre toute organisation qui sème la terreur chez moi, même si elle est arabe. Je dois choisir les réponses appropriées pour me défendre.


Le major Elias Gaby Karam en compagnie du journaliste Jacques Benillouche.

(c) Photo de Jacques Benillouche transmise à Guysen International News.


J. B. : Et si on vous demande de faire le sale travail ?

E. G. K. : Vous n’avez pas le droit de dire cela car en tant que minorité, nous faisons le même travail que les juifs israéliens, chacun selon sa compétence. Il n’y a plus de régiment spécifiquement arabe et nous sommes répartis à travers tous les corps d’armée. Je n’ai aucun complexe à combattre d’autres arabes car je défends d’abord mon pays. Nous ne sommes pas des chairs à canon pour protéger les tanks ou les fantassins qui avancent au combat. Nous sommes des israéliens combattant pour la survie de notre pays.

J. B. : Quelle différence voyez-vous entre un arabe chrétien et un arabe musulman, en dehors de la religion bien sûr ?

E. G. K. : Je n’accepte pas ce débat basé sur la religion. Les hommes m’importent avant tout. Nous sommes d’abord des humains. Les problèmes de religion ne doivent pas dicter notre comportement. Chez nous les chrétiens, nous avons avant tout le respect et l’amour de l’autre et nous combattons pour la paix même si nous devons cependant prendre les armes. Notre Pape ne parle que d’options de paix qui donneront un avenir d’espoir au Proche-Orient. La paix ne doit pas être liée à un problème de religion parce que l’homme tient avant tout à vivre. Dans nos écoles chrétiennes qui reçoivent des juifs et des musulmans, nous enseignons le devoir de paix. Nos différences religieuses sont parfois un moyen d’agir en tant qu’arbitre.

J. B. : Comment réagissez-vous aux propos du palestinien chrétien Elias Sanbar [2] qui a écrit d’écrire que les arabes qui collaborent avec les juifs en Israël sont coupables de trahison ?

E. G. K. : Je pense que son propos est tout à fait disqualifié et impropre. Si moi soldat, je suis un traitre alors il en est de même de tous les arabes qui travaillent en Israël et qui perçoivent des salaires des entreprises privées ou du gouvernement. Tout arabe qui détient une carte d’identité, identifiée à l’ennemi, serait lui aussi un traitre. Son propos ne fait pas avancer les choses et certainement pas la société arabe. Il n’est pas sain de prôner l’extrémisme qui ne règlera pas nos problèmes et qui ne rapprochera pas les juifs des arabes. La réalité est la seule qui vaille puisque la communauté arabe en Israël collabore totalement avec les juifs dans tous les domaines, culturels, économiques, sociaux et industriels.

J. B. : Comment voyez-vous votre propre avenir ?

E. G. K. : Je pense que je n’ai pas de limites et que seul le Ciel est ma frontière. Celui qui a des compétences peut réussir et je n’ai aucune raison de ne pas être nommé un jour général si j’en ai les capacités. Voyez l’exemple d’Obama. Qui aurait cru qu’un noir pouvait devenir président des Etats-Unis. Donc pourquoi un arabe ne pourrait pas réussir en Israël. C’est un combat naturel permanent que de chercher à évoluer et à gravir les échelons.

J. B. : Et la crédibilité vis-à-vis de vos soldats malgré votre identité arabe ?

E. G. K. : J’enseigne d’abord à mes soldats d’accepter l’autre. Je leur enseigne, il est vrai, à connaitre ce que représente la minorité et ce qu’est un officier arabe. C’est un devoir en Israël de bien connaitre autrui. Je cite toujours l’exemple du film « le dernier samouraï ». Lorsque Tom Cruise, général anglais, tomba entre les mains des samouraïs, ils ne l’ont pas tué car ils ont appris à se connaitre l’un l’autre. Peu à peu, Cruise apprend à connaître et à comprendre l'esprit du samouraï et son antique sagesse. Je ne pense pas, malgré ma position de militaire, que seules les armes, les fusées et les balles peuvent convaincre. On peut convaincre en apprenant à connaitre l’autre, à le comprendre ainsi que sa religion. L’image du musulman est déformée et fausse. Beaucoup veulent la paix. Tous les musulmans ne veulent pas être des kamikazes, ni des assassins. Chez les juifs aussi il y a des irréductibles. Alors, asseyons-nous ensemble pour discuter en respectant notre adversaire.

 

L’erreur tragique d’Obama, l’oblige à mettre fin à ses exigences sur les implantations. JForum

L’erreur tragique d’Obama, l’oblige à mettre fin à ses exigences sur les implantations.

 

 

De nouvelles négociations israélo-palestiniennes indirectes se derouleront la semaine prochaine à Washington. L’information a été confirmée le 7 décembre par le porte-parole du Département d’Etat. Il n’y aura pas de nouveau gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Les Etats-Unis ont abandonné l’idée de ce préalable pour relancer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Il ne s’agit pas d’un changement de stratégie, mais probablement d’un changement de tactique. Concession faite par Philip Crowley, le 7 décembre à Washington. Le porte-parole du Département d’Etat a confirmé les informations parues dans la presse israélienne ces derniers jours. Les Etats-Unis n’ont pas réussi à obtenir d’Israël le gel des colonisations en Cisjordanie.

Trois mois après avoir relancé de manière très solennelle les discussions directes entre Benyamin Netanyahu et Mahmoud Abbas, Washington refuse de parler d’échec et préfère donc évoquer un « changement de tactique », « une autre voie ».

Affaiblie politiquement depuis sa lourde défaite aux élections de mi-mandat l’administration Obama maintient le cap d’une solution à deux Etats, affirme un responsable de la Maison Blanche, mais en se concentrant désormais sur les « questions concrètes ». Entendez par là, le tracé des frontières, la question des réfugiés, le statut de Jérusalem et la sécurité des populations civiles.

Une « autre voie » que les émissaires israéliens et palestiniens vont devoir trouver la semaine prochaine si les Palestiniens confirment leur venue à Washington. Ce qu’ils n’ont pour l’instant pas fait.

Et selon un haut responsable palestinien, le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu rejette la paix et refuse de donner une chance à la paix dans la region. Par ailleurs, l’aviation israélienne a mené durant la nuit du 7 au 8 décembre deux raids dans la bande de Gaza sans faire de victime, selon les autorités palestiniennes. Des raids qui ont lieu à la suite du tir d’une roquette vers le sud d’Israël qui, non plus, n’a fait ni victime ni dégâts.

NDLR - Le discours d’Obama en Egypte le 4 juin 2009, est la source de tous les blocages. En condamnant les implantations juives de Judée Samarie, il a poussé les palestiniens à exiger l’arrêt des constructions, alors que pendant près de 20 ans cela n’a jamais été une condition préalable à toute négociation.

Alors que les Etats-Unis s’aperçoivent d’avoir fait fausse route, c’est maintenant les Européens qui à travers Jérusalem vont persister dans l’erreur. Le pire c’est que la gauche israélienne et le Meretz qui vient de se distinguer lui aussi à Jérusalem est dans une logique suicidaire.

Cette logique suicidaire était déjà acquise du point de vue spirituel, et donc identitaire. Elle l’est maintenant du point de vue politique, sur les enjeux sécuritaires qui sont vitaux, et sur la légitimité politique et historique du peuple juif sur la terre d’Israël.

Au moment où certains dans la communauté juive de France, pensent que la réflexion du devenir communautaire passe par l’audition d’hommes politiques français ne sachant rien de l’identité juive, dans un colloque portant sur l’avenir de la communauté juive de France, alors que tout le problème porte sur la préservation des ses valeurs identitaires, nous comprenons alors que même ce leadership est à refonder sur des bases plus cohérentes.

 

L’antisémitisme qui vient. Par Bernard-Henri Levi JForum

L’antisémitisme qui vient.

(note de ETZ BETZION: avec un tel titre (L’antisémitisme qui vient), BHL nous plonge cependant dans une certaine perplexité! Car s'il s'agissait de parler de "l'antisémitisme qui vient", il nous semble que les exemples que cite BHL et la note générale de son indignation ont un je ne sais quoi de presque déjà déssuet eu égard à une réalité bien plus dégradée que ne laisse supposer le discours de  BHL) Pourquoi cette impression de compte rendu avec cette retenue qui fait penser qu'on ne croit pas vraiment à ce que l'on voit, que l'on espère secrètement encore que tout va "revenir comme avant". BHL, juif d'Europe, plus européen que juif sans doute, a une indignation "d'esthète intellectuel" qui rappelle furieusement l'état d'esprit de nombreux juifs éduqués dans l'Allemagne du nazisme déjä triomphant. "Ils n'y croyaient pas vraiment, car hommes d'éducation et de comportement policé et feutré, il leur semblait impossible que l'Allemagne puisse sombrer dans la foulée des vitupérations, cependant explicites et claires, d'Hitler. C'était impossible voyons, impossible,...La suite prouva que non. Espérons que BHL par son influnce n'induise pas les juifs de France et d'Europe a rêver dangereusement de la même façon que leurs grands-parents des années 30. Néanmoins le propos de BHL étant en soi pertinent nous le relayons ici.

H.Goel

La diabolisation d’Israël n’aura-t-elle donc jamais de fin ?

Trois événements récents, trois signes, obligent à se poser, à nouveau, la question.

D’abord, en France, cette étrange campagne pour le " boycott " qui semble vouloir s’étendre. Il y a des situations, bien sûr, où le boycott se justifie. Et je suis le premier à l’avoir prôné dans les cas où, en gros, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes tourne au droit des tyrans à disposer de leur peuple ou, tout autant, du peuple voisin. Mais dans le cas d’une démocratie comme Israël ? Dans le cas de la seule démocratie du Proche-Orient, c’est-à-dire du seul Etat de la région où les différends politiques puissent se régler par des compromis ? Face à l’une des seules nations au monde qui, à la vieille question de savoir si la démocratie s’improvise, si on peut l’inventer à partir de rien et si elle peut surgir de peuples qui n’ont souvent connu que le totalitarisme ou la tyrannie, a répondu par le miracle d’un régime qui, dès son acte de naissance, fut, en effet, une démocratie ? Et que dire, enfin, de cette punition collective que l’on prétend infliger à un pays qui, dans sa relation à son adversaire politique, c’est-à-dire à la partie palestinienne : a) compte une forte minorité de citoyens prêts à toutes les concessions ; b) en compte une majorité convertie, depuis longtemps, en échange de garanties de sécurité, à la solution des deux Etats ; c) n’a quasi plus un responsable sérieux qui ne soit, bon gré mal gré, résigné à faire le deuil de son utopie et à accepter le partage de la terre. Cette affaire de boycott, qu’il soit économique, sportif ou culturel, n’a pas de sens. Ou, si elle en a un, on frémit d’avoir à l’énoncer tant on est proche, là, de la plus irrationnelle, de la plus folle, de la plus enragée des haines.

Le second événement s’est produit à Toronto, où vient d’être projeté un film de Vibeke Lokkeberg, ex-mannequin et actrice norvégienne muée en documentariste de guerre : " Tears of Gaza ". Rien n’est plus noble, à mes yeux, que le genre du documentaire de guerre. Mais rien n’est plus difficile. Et je sais, pour m’y être risqué, que le genre ne vaut qu’à la condition de respecter des règles simples mais strictes. La probité, d’abord : à quoi bon faire pleurer sur le prétendu " massacre de civils ", voire le " génocide ", qu’aurait été la guerre de Gaza, quand les estimations palestiniennes elles-mêmes (ce 4 novembre encore, les déclarations de Fathi Hamad, le ministre de l’Intérieur du Hamas) nous parlent de 700 combattants, je dis bien combattants, tués en janvier 2009, pendant cette guerre - et corroborent, donc, les chiffres israéliens ? La contextualisation, ensuite : a-t-on le droit de montrer ces images, terribles comme toutes les images de guerre, sans nous dire un seul mot de l’idéologie des maîtres de Gaza, de leurs responsabilités dans le déclenchement des opérations ainsi que de leur façon de se battre - en obligeant, par exemple, les parents à faire de leurs enfants des boucliers humains ? Et puis, dernier principe, la fiabilité de ce que l’on montre : nous montrions des archives, nous aussi, dans " Bosna ! " ; mais la majorité des images du film étaient de nous, tournées par Alain Ferrari et moi dans Sarajevo bombardé ; alors que l’équipe de ce film-ci n’a pas mis les pieds à Gaza et s’est contentée de mettre bout à bout des séquences filmées par des cadreurs sous haute surveillance des miliciens du Hamas. Un tel film - que l’on verra, hélas, bientôt débarquer dans tous les festivals de la planète -n’est pas un documentaire mais une oeuvre de propagande. C’est un film qui, en satanisant Israël, ne promeut pas la paix mais la guerre.

Et puis le dernier signe, enfin, concerne, justement, la Norvège et, au-delà de la Norvège, cette Scandinavie que j’aime mais peine, ces dernières années, à reconnaître. N’est-il pas navrant d’apprendre, par exemple, que le pays des accords d’Oslo a été le premier, après Toronto, à faire un triomphe à ce film ? Au-delà même du film dont on pourrait se dire, après tout, que c’est la nationalité de son auteure qui l’a porté, n’est-il pas désolant de songer qu’un livre comme " Mornings in Jenin ", de Susan Abulhawa, qui est, sous couvert de fiction, un concentré de clichés anti-israéliens et antijuifs, y est un best-seller applaudi par la plupart des grands médias ? Pis, n’est-il pas consternant d’apprendre que, dans la ville même où Yitzhak Rabin manqua faire la paix avec Yasser Arafat, l’ambassade d’Israël est contrainte de déménager car harcelée, menacée et " menaçant " donc, par sa seule présence, par les barrières de sécurité (on dit, à Oslo, le " mur des Lamentations ") qu’elle a dû installer pour se protéger des nervis, la tranquillité des riverains du quartier huppé de Parkveien ? Et puis quelle pitié, enfin, d’observer ce que devient la Suède voisine où vingt députés fascisants siègent au Parlement national ; où une frange croissante de la gauche ne voit plus dans les idéaux de tolérance qu’une autorisation à dire la réprobation qu’inspire l’existence même, au Proche-Orient, d’un Etat à majorité juive ; et où une ville comme Malmö, qui est la troisième ville du pays, est administrée par un maire dont le plus beau titre de gloire est d’avoir déclaré la guerre, claironne—t-il, à l’antisémitisme aussi bien qu’ au sionisme ? Aventures de la dialectique progressiste. Grimaces de ce qui fut le visage même de la social-démocratie en Europe. Cela fait peur. Nous en sommes là.

 

WikiLeaks : l’Arabie Saoudite a comploté contre le Hezbollah. JForum

WikiLeaks : l’Arabie Saoudite a comploté contre le Hezbollah.

 

L’Arabie Saoudite a proposé de mettre sur pied une force chargée de combattre les militants du Hezbollah au Liban avec l’aide des Etats-Unis, de l’ONU et de l’Otan, selon une note diplomatique diffusée par WikiLeaks mardi.

Au cours d’une réunion en mai 2008 avec un diplomate américain en Irak David Satterfield, le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal a indiqué qu’une "réponse sécuritaire" au "défi militaire" posé à Beyrouth par les militants soutenus par l’Iran était nécessaire. Le prince saoudien disait craindre qu’une victoire du Hezbollah face au gouvernement libanais dirigé à l’époque par le Premier ministre Fouad Siniora, ne mène à une prise en main du pays par l’Iran. Selon lui, une "force arabe" aurait pu servir à maintenir l’ordre autour de Beyrouth, l’armée libanaise étant "trop fragile pour supporter davantage de pression", selon les notes diplomatiques émanant de l’ambassade américaine à Ryad.

La force en question devait être soutenue par la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul) et les Etats-Unis et l’Otan devaient fournir un soutien logistique, ainsi qu’un soutien naval et aérien, selon la note. La création d’une telle force aurait sans doute suscité des inquiétudes à Washington, les troupes américaines ayant quitté le Liban depuis un attentat-suicide contre un camp de Marines qui avait fait 300 morts à Beyrouth en 1983.

Lors de la réunion au cours de laquelle ce plan a été évoqué, Saoud al-Fayçal a affirmé que "sur tous les front régionaux sur lesquels l’Iran avance, la bataille au Liban pour garantir la paix est la plus facile à gagner". Il a indiqué à M. Satterfield que Fouad Siniora soutenait fermement le projet et que seules la Jordanie, l’Egypte et la Ligue arabe étaient au courant.

De précédents câbles diplomatiques américains publiés par WikiLeaks ont montré que l’Arabie Saoudite était obsédée par le danger nucléaire iranien et redoutait également les visées hégémoniques de Téhéran dans la région. Une autre note publiée mardi montre que l’armée saoudienne a fait usage l’an dernier d’"une force très disproportionnée" lors d’une campagne perçue comme étant "d’une longueur gênante" contre des guérillas. "Des bombardements aériens jour et nuit et des tirs d’artillerie ont été les principaux instruments de ce qui est de plus en plus perçu par l’armée saoudienne comme une campagne d’une longueur gênante", dit la note émanant de l’ambassade américaine à Ryad.

L’opération de trois mois contre les guérillas Huthi peu armées dans les zones frontalières avec le Yémen étaient également perçues comme "mal planifiées et exécutées" et ont "engendré un nombre plus élevé qu’attendu de victimes saoudiennes". "Néanmoins, le conflit a été présenté comme une lutte héroïque et couronnée de succès pour protéger la souveraineté saoudienne", indique le câble diplomatique américain, daté de décembre 2009.

En août 2009, le Yémen avait lancé une offensive contre les rebelles Huthi et ceux-ci ont ensuite affronté les forces saoudiennes jusqu’à l’instauration d’une trêve en février.

 

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