La Bible entière, révélation divine, nous parle d’un peuple et d’une terre (Israël), elle se déclare, la Parole de Dieu prophétique et nous parle d’un Messie annoncé dans les Ecritures, né au sein d’Israël, sur la terre d’Israël, confirmant la parole prophétique de Yéshoua « le salut vient des Juifs » (le Messie Yéshoua, la Bible et Israël - Yéshoua min ha’Yehoudim).
Tout au long de nos études, nous les retrouverons, sans cesse, ensemble Peuple, Parole, Messie, même si le pays ou la Kehila sont nommés (ils sont intégrés dans l’un des trois). Mais le centre de cette "tri-logie" est Mashiah-Messie :
- Il est le centre de la divinité (dans la tri-unité de Elohim).
- Il est le centre de l’histoire du monde (et de l’univers).
- Il est le centre de la Bible (l’Ecriture parle de Lui dans tous les livres).
- Il est le centre d’Israël (dans la culture, symbole, vie religieuse d’Israël, Il est sans cesse présent).
- Il est le centre de la vie de la Kéhila (Eglise) qui ne prend son sens que par Lui.
- Il est le centre de toutes les questions qui agitent la conscience, le cœur de l’être humain = tous les grands hommes ont un jour ou l’autre parlé de Lui ; Il est réponse et solution.
- Il est le centre des divins conseils (2ème partie).
• Pilate ne croyait pas si bien dire quand il a dit : « Voici l’homme » prototype d’une humanité nouvelle.
- L’influence que le Messie a exercée et exerce encore sur le monde est absolument unique.
- Yéshoua est le mystère des mystères, on ne pourra jamais tout expliquer ; Edmond Fleg (un écrivain Juif dans son livre « Jésus raconté par le Juif errant » dit ceci : « Jésus est un mystère comme Israël est un mystère … quand vous mettez les deux ensemble, cela fait un troisième mystère plus mystérieux à lui seul que les deux autres » (page 164). (Edmond Fleg publie en 1934 un "Jésus raconté par le Juif Errant", où pour la première fois est tentée une lecture juive et non polémique des évangiles. Marqué par la seconde guerre mondiale, il en publia une deuxième version en 1963, nettement plus amère. Edmond Flegenheimer, dit Edmond Fleg, né le 26 novembre 1874 à Genève et mort le 15 octobre 1963 à Paris, était un écrivain, penseur, romancier, essayiste et homme de théâtre juif français du xxe siècle.)
Pour parler de Dieu, révélé en Yéshoua le Messie, il y aura toujours, forcément, une face cachée et une face révélée. « Les choses cachées sont à Dieu et les choses révélées sont à nous et nos enfants » (Deutéronome 29 : 29).
- Quand la Bible nous montre les choses révélées, elle montre de Yéshoua deux faces, deux natures : nature divine (parfaitement Dieu), nature humaine (parfaitement homme).
- Son histoire ne commence pas à Bethléhem mais dans les cieux (si seulement on peut parler de commencement à celui qui existe de toute éternité). A la création, et dans toute l’Histoire de l’humanité (dans A.A), Il est présent.
- Pour essayer de comprendre, il faut commencer par l’étude d’un des Noms de Dieu = Elohim.
La pluralité de Elohim. Toute la Genèse retentit du Nom de l’Eternel (hwhy) accompagné de ce nom : Elohim.
A. Elohim, Dieu créateur, revient environ 2700 fois dans la Bible
- Elohim signifie « Dieux » au pluriel = Yahvé Elohim.
- Nos versions disent : l’Eternel Dieu.
- Les mots finissant en My sont masculin pluriel. Exemple : Myprv (les séraphim) - Myrpo (de sepher = sépharim = les livres).
B. Une preuve importante = Exode 20 : 3 : « Tu n’auras pas d’autres dieux (Elohim) devant ma face » = faux dieux, lire Deutéronome 13 : 2 à 3. Exode 18 : 11 - Juges 10 : 13 à 14 = si les faux dieux s’appellent Elohim donc Elohim le Dieu Eternel est une pluralité donc ici tri-unité (une unité en 3 parties et non 3 unités).
C. Il arrive même que l’emploi du verbe en rapport avec Elohim soit aussi au pluriel : « lorsque Elohim me firent (pluriel itou weth) errer loin de la maison de mon père » (Genèse 20 : 13). La version Zadok Khan est tellement surprise que voulant traduire exactement, elle écrit bien « Les Dieux me firent errer loin de mon père » mais se hâte d’ajouter une note disant : idolâtrie pratiquée par Tharé, père d’Abraham. C’est faux, car c’est Dieu qui a fait sortir Abraham pour le faire errer dans le pays que, plus tard, son peuple possédera. Abraham reconnaissait une pluralité dans la divinité. Pour preuve évidente : les 3 hommes apparus, il s’agenouille et dit mon Seigneur. Autre exemple : Genèse 35 : 7 (Il appela ce lieu Beth El car c’est là que Elohim lui était apparu (verbe au pluriel niglou wlgn) devant cette difficulté de traduction, Z.Khan traduit : « les puissances célestes lui étaient apparues ».
D. Quelques passages où Elohim
(Elohim Dieu au pluriel) est accompagné de pronoms au pluriel : Genèse 3 : 22 « Voici l’homme devenu comme l’un de nous » (comparer avec Genèse 1 : 26 et 11 : 7), Dieu ne parle pas à des anges mais à sa tri-unité créatrice.
Autre exemple : Ecclésiaste 12 : 3 (borehyeha : K:yarwb tes créateurs dans le texte hébreu).
E. Même les adjectifs sont là pour prouver la forme plurale de Elohim. Josué 24 : 19 à 20 : « C’est un Dieu Saint » est écrit en hébreu Elohim Kedochim.
Lire Isaïe 48 : 12 à 22 - 63 : 7 à 14 - Isaïe 45 : 20 à 25.
Dans tous les passages que nous avons lu jusqu’ici et également dans ces trois derniers qui sont saisissants eux aussi, nous pouvons voir que la tri-unité divine s’y affirme clairement.
- Nous avons vu la dernière fois comment le nom pluriel d’Elohim est quelques fois accompagné par le verbe ou l’adjectif pluriel qui l’accompagne mais … cela n’est visible que dans l’hébreu ! !
- Mais, à cause de cette même pluralité d’Elohim, il fallait empêcher le peuple de tomber dans le polythéisme = croire en de faux dieux (elohim).
L’unité des personnalités divines. Dans la grande confession juive, le shema Israël (Deutéronome 6 : 4-9) a été mal traduit. En hébreu : « shéma Israël Adonaï Eloheynou Adonaï ehad » = écoute Israël Yahvé nos Dieux une unité (ehad). Le Seigneur a voulu mettre en évidence l’unité dans sa
tri-unité (lire le passage entier 4 à 9) ; ce que le passage d’Isaïe 45 : 21 met en évidence.
1. Comment peut-on concilier la pluralité de Elohim avec son unité ?
- Dans la Bible hébraïque, il y a une nuance importante entre unité càd ehad= UN composé de deux ou trois qui forment UN, et unique càd yahid= unique sans séparation possible.
- Maïmonide, grand penseur juif d’Egypte dont l’enseignement rationaliste a énormément influencé le judaïsme. Il a écrit 13 articles de foi dont l’un a déformé la pensée biblique : « Je crois avec une foi parfaite que Dieu est unique (yahid) » ; il énonce là une contradiction avec le shéma biblique et l’esprit de la Bible.
2. Le mot dxa(ehad) signifie une unité composée de plusieurs. Par exemple : Genèse 1 : 5 (il y eut un soir et il y eut un matin = un jour - yom ehad ou encore Genèse 2 : 24 (l’homme s’attachera à sa femme et ils seront une seule chair (ehad = union de deux en un).
3. Mais quand on parle de quelque chose qui ne peut être fractionné, on emploie le mot yahid - dxy - unique ; exemple : Genèse 22 : 2 : « Dieu dit à Abraham, prend ton fils unique (yahid) » et Zacharie 12 : 10 : « ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé … ils pleureront sur lui comme sur un fils unique (yahid).
4. C’est cette vérité étonnante de Elohim (trois en UN) que Yéshoua veut faire comprendre à Philippe qui lui demande : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit » et Yéshoua lui répond : « Celui qui m’a vu a vu le Père … le Père et moi nous sommes UN (ehad) … Je suis dans le Père et le Père est en moi » (lire Jean 14 : 8 à 11 et comparer avec Colossiens 2 : 9 - Hébreux 1 : 3 - I Jean 5 : 20).
5. Nous avons été crées à son image = tri-unité (Genèse 1 : 26 à 27)
A la création (Genèse 2 : 7), Elohim donne à l’être humain ses 3 composants à son image et qui formeront une unité : corps, âme et esprit - « Adam, Rouah, nefesh » ; ce que Paul exprime aux gens d’Athènes (Actes 17 : 28) et dans sa salutation aux Thessaloniciens (I Thessaloniciens 5 : 23), Paul leur dit que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entier, et que tout votre être : l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible pour l’avènement du Seigneur Yéshoua Ha’Mashiah.
6. Les 3 sephirot Dans le livre juif, Sepher Ha Zohar (livre de la splendeur), il est parlé de 3 sephirot composant Elohim = Keter (couronne) - Ohma (sagesse) - Bina (intelligence) = Père, Fils et Esprit ; comparer avec Isaïe 11 : 2. Dans la t’bilah messianique, il est dit : « Je vous baptise au nom (singulier) de Elohim (pluriel), Père, Fils et Esprit."
Le processus du salut pour l’être humain = Elohim voit l’état de l’être humain. Le Père (1ère partie) envoie son fils Yéshoua (2ème partie) et après la rédemption par le sang, Yéshoua envoie l’Esprit Saint (3ème partie).
Dans la nouvelle naissance, le processus est inversé. L’Esprit de Dieu agit en nous, (notre esprit vivifie = conviction de péché) ensuite Yéshoua purifie notre âme (son sang lave nos péchés) et transforme nos sentiments et nos actions. Enfin, le Père nous accueille et prépare un corps nouveau (nouvelle créature = nouvelle création).
Note : Elohim est un pluriel quant à sa forme, mais un singulier dans son sens lorsqu’il se réfère au seul vrai Dieu = Genèse 1 : 26 met l’accent sur la pluralité dans la divinité, le verset 27 sur son unité.
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