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Maghreb encore...
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Que se passe-t-il en Afrique?
Que se passe-t-il en Afrique? Tunisie, Soudan, Algérie...D.ieu est à l'oeuvre et ces crises peuvent contribuer à ses plans spéciaux selon notre conviction. A suivre de fort près avec intelligence et discernement.
Haim
Guysen
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Crise belge : Kris Janssens, le visage de la mobilisation citoyenne. L'Europe encore vivante....
LEMONDE.FR
Bruxelles Correspondant - Depuis une dizaine de jours, sa vidéo a été consultée plus de 300 000 fois sur You Tube. Kris Janssens, un Flamand habitant Bruxelles, a donné un visage à la mobilisation citoyenne née, en Belgique, après l'échec de l'une des énièmes tentatives pour dénouer la crise politico-institutionnelle. Un matin, alors qu'il entendait un responsable du parti chrétien démocrate flamand CD&V, inviter à " réfléchir calmement " à la situation il a, explique-t-il, connu un coup de sang. Le pays était déjà en crise depuis plus de 200 jours…
Il a dès lors enregistré, spontanément et une seule prise, son message. " Je voulais juste dire ce que je pensais, à titre personnel ", dit le jeune reporter de la chaîne de radio flamande Radio Twee. Ce jour-là, il laisse exploser son ras-le-bol, traduit le sentiment d'urgence qui taraude une partie de la population et invite les néerlandophones à aller manifester en prenant un francophone par le bras…
Le succès est foudroyant. La vidéo est sous-titrée spontanément, en plusieurs langues, par des internautes. Kris Janssens est inondé de messages, souvent de soutien, parfois d'insultes venues des milieux nationalistes flamands. " Ca, c'est dommage et pas drôle, parce que je n'ai, moi, insulté personne ; je voulais être constructif ", confie ce jeune homme à l'allure tranquille dans son appartement, au 21e étage d'un tour de la place Saint-Josse, au cœur d'un quartier populaire de Bruxelles.
Dimanche, il ira manifester avec, il l'espère, quelques milliers de ses concitoyens. Après son appel, d'autres initiatives sont nées sur le Net. Un "camping virtuel" devant le cabinet du premier ministre d'affaires courantes, Yves Leterme, a mobilisé des dizaines de milliers de personnes. Des hommes – dont un ministre du gouvernement régional de Bruxelles - ont suivi l'appel de l'acteur Benoit Poelvoorde et laisser pousser leur barbe. Et puis, des étudiants, néerlandophones et francophones, ont lancé un site, "Shame" (Honte), appelant au défilé qui aura lieu dimanche dans la capitale.
Ils espèrent mobiliser "de 10 000 à 30 000 personnes" autour d'un mot d'ordre un peu flou : la nécessité de mettre en place un gouvernement. Lequel ? Pour faire quoi ? A chacun d'en décider, semble-t-il. Se voulant politiquement neutre, "ni unioniste ni belgiciste", privé de slogans, le défilé est censé permettre aux différents courants de l'opinion de dire leur colère, leur inquiétude ou leur rejet du repli nationaliste et identitaire incarné par la Nouvelle alliance flamande (NVA), du leader Bart De Wever.
C'est contre ce dernier qu'étaient essentiellement mobilisés les artistes des deux grandes communautés rassemblés, vendredi soir, au Théâtre royal flamand (KVS), haut-lieu de la vie culturelle à Bruxelles. Le chanteur Arno, le dessinateur Philippe Geluck, l'écrivain Pierre Mertens, des chanteurs, des danseurs, des acteurs et des plasticiens ont exprimé, à leur façon, leur souhait de voir se poursuivre une cohabitation harmonieuse au sein de l'espace fédéral belge.
Kris Janssens, lui, dit seulement espérer que le monde politique "fera enfin de son mieux, parce que, là, il exagère ". Il rejette, lui, les "questions sémantiques" : "Je suis né en Flandre orientale, je vis à Bruxelles, l'Europe est essentielle à mes yeux". Et il espère "un signal fort" de la mobilisation de dimanche.
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