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Egypte / Guysen
| Les troubles en Egypte : plus de 100 morts et des milliers de blessés |
| Plus de 100 personnes ont été tuées et des milliers d'autres ont été blessées lors des manifestations en Egypte, d'après un bilan établi selon les chiffres fournis par des sources médicales et hospitalières et par des témoins. Cependant, aucun bilan officiel n'a été fourni et le bilan réel pourrait être différent en raison de la confusion régnant dans les rues. |
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Syrie / Guysen
| Syrie : manifestations de l'opposition devant le parlement |
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En Syrie, un mouvement d'opposition "le Courant islamique démocratique" a annoncé samedi son intention de manifester devant le parlement pour protester contre la répression et les arrestations par le régime. |
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Au Gabon / Guysen
| Une manifestation dispersée par des gaz lacrymogènes au Gabon |
| La police gabonaise a dispersé à l'aide de gaz lacrymogènes une manifestation de quelque 5.000 partisans de l'opposition, samedi Libreville, et une vingtaine de personnes ont été blessées, ont rapporté des témoins. Il s'agit de la deuxième manifestation depuis qu'André Mba Obamé, dirigeant de l'opposition, s'est proclamé président, mardi, et a invité les Gabonais à s'inspirer de la révolution de jasmin qui, en Tunisie, a chassé l'ancien président Zine Ben Ali. |
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Evènements en Egypte, les craintes israéliennes - Aroutz 7
Le danger pour le régime de Moubarak devient de plus en plus réel. Le mouvement des Frères musulmans, qui est la principale force politique dans la rue égyptienne, a décidé de donner la consigne à ses supporters de se joindre aux émeutes ce vendredi 28 janvier, après les prières hebdomadaires du jour férié musulman. Cette décision peut faire tomber le couperet sur le régime de Moubarak.
Dans les quartiers pauvres du Caire comme Shoubara où s’entassent quatre millions de personnes quasiment dans la misère, ont été observés durant la nuit les préparatifs à la sortie de centaines de milliers de manifestants. La question que tout le monde se pose est : si dans les autres villes égyptiennes, des millions de personnes sortent dans les rues pour manifester leur colère comme à Shoubara, qui va les disperser et protéger le régime de Moubarak ?
Un million d’hommes des forces de l’ordre et des forces spéciales du ministère de l’intérieur sont sur le pied de guerre depuis mardi 25 janvier, plus de trois journées consécutives sans interruption à tenter d’endiguer le flux des manifestations houleuses. Ces hommes sont fatigués et leur moral est au plus bas. Leur seul succès est d’avoir jusque-là réussi à empêcher l’élargissement des manifestations. Leur plus cuisant échec est qu’ils n’ont pas réussi à réprimer les protestations et à leur mettre un terme.
Dans de telles circonstances, alors que les Frères musulmans se jettent en lisse ce vendredi 28 janvier, le président Moubarak, 82 ans, vieux et traité pour une grave maladie, n’a pas d’autre choix que de faire intervenir l’armée.
La question subsiste : est-ce que les officiers de l’armée donneront l’ordre d’ouvrir le feu sur les émeutiers comme cela s’est fait dans le passé à Rafiah ou dans d’autres contrées égyptiennes lorsque le président Moubarak plus jeune était en possession de tous ses moyens et contrôlait fermement l’appareil policier et militaire ?Et si l’ordre d’ouvrir le feu est donné par les officiers, est ce que les simples soldats l’exécuteront ? Personne n’a de réponse à cela.
En Israël, on suit avec préoccupations les développements sur la scène interne égyptienne bien que les commentateurs et les porte-parole officiels israéliens sont sur la réserve. Comme si ne pas s’exprimer sur ce thème aurait pour effet immédiat de conjurer ce qu’ils craignent le plus, à savoir la prise de contrôle des Frères musulmans sur l’Egypte, et par effet domino, le basculement de ce pays dans le fondamentalisme et dans l’axe Téhéran-Damas. Ce qui signifierait ipso facto, la transition de l’état de non belligérance actuel avec Israël en situation d’hostilité et de rupture des relations diplomatiques, pour accéder à un état de guerre permanente et déclarée. Cela remettrait en cause la base même sur laquelle s’est fondée la politique arabe d’Israël ces trente dernières années, à savoir annuler les velléités de guerre conventionnelle du monde arabe en ayant conclu un accord avec le principal pays voisin d’Israel et le plus grand des pays de la Ligue arabe, l’Egypte.
Les émeutes égyptiennes font encourir le grand risque de reléguer cela à la réalité de l’époque de la Guerre de Yom Kippour. De surcroit, sans le Sinaï comme zone tampon, donc un front Sud devenu hostile où cantonne un armée égyptienne surpuissante de plus d’un million d’hommes équipés de matériel américain hypersophistiqué et dont la formation et les capacités ont été améliorées sans aucune commune mesure dans le cadre de la coopération étroite avec l’Armée des Etats-Unis. De sorte que les discours des opposants au Retrait du Sinaï en 1979 résonnant alors comme de sombres mises en garde, risquent de se concrétiser et de devenir de plus en plus réels proportionnellement à l’intensité et à l’élargissement des émeutes égyptiennes.
Pour beaucoup d’experts, l’instabilité politique des régimes arabes est structurelle et chronique. Cette opinion est corroborée par la vague de rebellions populaires qui embrasent plusieurs pays de la Ligue arabe actuellement. Ceci constitue un danger également pour les régimes occidentaux. Pour illustrer cela, par exemple la France, par crainte des conséquences internes que cela pouvait avoir pour la République, n’a-t-elle pas soutenu Ben-Ali au début des émeutes tunisiennes ? Et sa ministre des Affaires étrangères Alliot-Marie, n’a-t-elle pas proposé d’envoyer le GIGN en renfort aux forces de l’ordre tunisiennes ? Par conséquent l’assurance de conclure des traités avec ces régimes arabes ne peut être qu’aléatoire et changer du jour au lendemain, impliquant ainsi un coup de poker pour le peuple israélien. Est-ce que le jeu de se délester de terres conquises lors de guerres de défense en vaut la chandelle ? C’est la grande question qui occupe presque tout le débat politique israélien et juif depuis la fin de la Guerre des Six Jours en 1967.
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