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Tunisie, Égypte: au suivant ...
par Benjamin et Gérard Fredj
L'actualité mondiale s'égrène, depuis plusieurs semaines, au rythme des frémissements de la rue tunisienne, puis égyptienne.
De heurts entre manifestants et forces de l'ordre, aux manipulations politiques des candidats au pouvoir, chacune des deux nations semble aussi proche de la démocratie, que de la bascule en un régime islamiste, tant aucun schéma politique clair n'a émergé.
Et ce n'est qu'un début, la contagion gagne d'autres pays : la Jordanie, et le Yémen, très immédiatement, mais également le Maroc, l'Algérie, les Territoires palestiniens et quoiqu'en dise son dictateur, la Syrie.
Chacun de ces pays est en effet confronté aux mêmes problèmes, à l'origine de la vague de contestation et de l'embrasement des populations : pauvreté, misère, absence de démocratie, mais aussi des situations locales complexes, qu'il s'agisse par exemple de la question des palestiniens en Jordanie, ou d'Al Qaida au Yémen, ce deux pays étant les plus immédiatement susceptibles de basculer.
En Jordanie, à la suite de plusieurs manifestations contre la situation sociale et politique, le roi Abdallah II a brusquement congédié son Premier ministre, et nommé dans la foulée son successeur, Maarouf Bakhit, ancien conseiller militaire du roi, ancien ambassadeur du Royaume en Turquie et en Israël, mais qui a déjà gouverné le pays entre 2005 et 2007 sans laisser de souvenir impérissable.
La lettre de mission de Bakhit est urgente et claire: mener le pays vers la démocratie, améliorer le quotidien des jordaniens, réduire les disparités sociales, "des réformes qui ouvrent la voie au peuple vers plus d'opportunités et une vie décente qu'il mérite".
Bakhit jouit d'une certaines popularité dans son pays, mais les islamistes ont condamné sa nomination et promis de nouvelles manifestations.
Même si l'opposition, notamment islamiste, affirme ne pas vouloir s'en prendre à la monarchie, on entend de plus en plus souvent, dans les manifestations, fleurir des slogans demandant le départ du Roi.
En Jordanie, les Frères musulmans sont à l'origine du mouvement de contestation, l'organisent et l'encadrent. Ils représentent politiquement une population palestinienne qui constitue les deux tiers du pays, et n'ont jamais pardonné le Traité de paix avec Israël.
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