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Syrie : un appel à manifester lancé sur Facebook
LEMONDE.
"Vous ressemblez aux jeunes de Tunisie et d'Egypte. Nous ne voulons pas une révolution violente mais un soulèvement pacifique", indique le groupe dans un communiqué publié sur le site. "Il ne faut plus accepter l'injustice", insiste-t-il. "Nous ne sommes pas contre ta personne mais contre la monocratie, la corruption et la tyrannie, et le fait que ta famille et tes proches se soient accaparé des richesses", indique encore le texte, qui s'adresse au président syrien, Bachar Al-Assad.
SOLIDARITÉ
Le site Facebook est bloqué par les autorités syriennes, mais les internautes, grâce à certains programmes, peuvent contourner la censure. Un autre groupe Facebook a appelé à un sit-in, jeudi à 15 heures (14 heures, heure française) devant le Parlement à Damas, "en solidarité avec les étudiants, les employés, les chômeurs et les retraités désargentés".
Samedi après-midi, les forces de l'ordre avaient empêché un rassemblement de jeunes près de l'ambassade d'Egypte à Damas. L'appel à ce rassemblement de solidarité avec les manifestants avait été également lancé sur Facebook.
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Egypte: Les frères musulmans montrent peuà peu le bout de leur nez...!!!
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La débandade des tyrans au M-O....
Le président du Yémen renonce à briguer un nouveau mandat
LEMONDE.FR
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans, a annoncé, mercredi 2 février, renoncer à briguer un nouveau mandat et fait des concessions à l'opposition, sous la pression de la rue, influencée par les exemples tunisien et égyptien. "Je suis contre un renouvellement de mon mandat, et contre la transmission héréditaire du pouvoir", a déclaré M. Saleh devant le Parlement, qu'il avait convoqué pour une réunion extraordinaire.
Les députés de l'opposition, laquelle a appelé à une "journée de colère" jeudi, ont boycotté la séance. Le chef de l'Etat a en outre annoncé le report des élections législatives prévues pour le 27 avril et dont la tenue en l'absence d'une réforme politique était contestée par l'opposition. M. Saleh a précisé qu'il avait décidé le "gel des amendements constitutionnels dans l'intérêt national".
Les députés devaient examiner le 1er mars une révision constitutionnelle proposée par les parlementaires du Congrès populaire général (CPG, au pouvoir), susceptible d'ouvrir la voie à une élection à vie du président. Un amendement visait à supprimer la limitation à deux du nombre des mandats consécutifs du président.
L'opposition le soupçonne en outre de vouloir transmettre le pouvoir à son fils aîné, Ahmed, chef de la garde républicaine, unité d'élite de l'armée. M. Saleh a appelé l'opposition à "geler les manifestations" et à reprendre le dialogue avec le CPG, interrompu depuis la décision des autorités d'organiser des élections législatives le 27 avril.
Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l'Egypte, avaient déjà, à l'appel de l'opposition, manifesté jeudi dernier à Sanaa, la capitale du pays, pour réclamer le départ du chef de l'Etat. Le président Saleh a également appelé à la formation d'un "gouvernement d'union nationale".
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L'opposition yéménite à nouveau dans la rue jeudi
LEMONDE.FR avec AFP | 03.02.11 | 09h42

Au pouvoir depuis trente-deux ans, le président Ali Abdullah Saleh, qui a réunifié le pays en 1990, a durci sa politique à partir de la guerre civile qui a opposé Sudistes et Nordistes, en 1994.REUTERS/Khaled Abdullah
Sous la pression de la rue, M. Saleh, dont le pouvoir s'est durci depuis une quinzaine d'années, a fait plusieurs concessions à l'opposition, mercredi. Devant le Parlement, réuni en session extraordinaire, il a déclaré qu'il renonçait à briguer un nouveau mandat et s'est dit "contre la transmission héréditaire du pouvoir". Il a en outre annoncé le report des élections législatives prévues pour le 27 avril, dont la tenue était contestée par l'opposition, ainsi que le "gel des amendements constitutionnels" susceptibles d'ouvrir la voie à une élection à vie du président.
L'EXEMPLE TUNISIEN
Fort de ces concessions faites "dans l'intérêt national", M. Saleh a appelé l'opposition à "geler les manifestations" et à reprendre le dialogue avec le pouvoir en vue de former un "gouvernement d'union nationale".
Malgré le ton très conciliant du chef de l'Etat, l'opposition, qui soupçonne le président de vouloir transmettre le pouvoir à son fils aîné, Ahmed, chef de la garde républicaine, maintient son appel à manifester.

Manifestation de l'opposition, le 29 janvier.REUTERS/Khaled Abdullah
Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l'Egypte, avaient déjà manifesté le 27 janvier à Sanaa pour réclamer le départ du chef de l'Etat. L'actuel mandat de M. Saleh, qui est au pouvoir depuis 1978, arrive à expiration en 2013. Un temps considéré comme un modèle d'ouverture politique dans tout le monde arabe, le pouvoir du président Saleh s'est durci après la guerre civile qui a opposé Sudistes et Nordistes en 1994.
L'INQUIÉTUDE DE WASHINGTON
Le Yémen, l'un des pays arabes les plus pauvres, est la seule république de la péninsule Arabique. La situation dans ce pays de 24 millions d'habitants est très sensible pour les Etats-Unis, qui redoutent la fragilité d'un pays unifié en 1990 sous l'égide du président Saleh, lequel doit faire face à une rébellion armée dans les provinces du Nord.
C'est également au Yémen qu'a été constituée, en février 2009, Al-Qaida pour la péninsule Arabique (AQPA), que traquent les forces yéménites avec le concours actif des Etats-Unis. Redoutant une fragilisation du régime, Washington a salué les déclarations du chef de l'Etat, jugées "positives" par le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley. "Tout comme nous l'avons vu en Egypte, il est important que les gouvernements de la région (...) fassent suivre leurs déclarations par des actes et qu'ils entreprennent des réformes politiques, sociales et économiques", a-t-il estimé.
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