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ETZ BETZION ADHERE...Car D.ieu a Ses plans qui ne sont pas ceux des hommes... (Poste de Veille)

L'apaisement honteux des despostes arabes a assez duré

Une excellente chronique de Nick Cohen dans le Guardian, un journal britannique.

La révolution égyptienne fait sauter les mythes mais également les verrous qui enferment la pensée. L'islamisme n'aurait pas avancé autant n'eut été de la trahison des fossoyeurs de la liberté. Comme l'écrit Cohen, les apaiseurs de despotes théo-fascistes sont enfin en fuite...

Souhaitons que chez nous, il y aura une prise de conscience qu'un changement s'impose.

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Neville Chamberlain

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L’un des grands plaisirs que procurent les révolutions en Afrique du Nord, et pas le moindre, est le regard abasourdi de l’establishment de la politique étrangère.

Le monde est devenu une source constante d'étonnement pour les diplomates et les ministres : chaque bulletin de nouvelles est un nouveau coup porté à leurs certitudes, qui s’effritent. «La Tunisie, qui l’aurait prévu ? » « L’Égypte ? L’Égypte ! WTF ? »

Whitehall [siège du gouvernement] est tellement perdu que le ministre du Moyen-Orient, Alistair Burt, admet que le Foreign Office ne comprend plus les affaires étrangères. « Le vent tourne très rapidement », soupire-t'il. «Ce n’est pas à nous, à Londres, de décider dans quelle direction le vent va souffler.»

Nous assistons à un échec diplomatique de la même ampleur que le défaut de prévoir l’effondrement du communisme soviétique. Les experts n’avaient jamais prévu que les révoltes dans le monde arabe éclateraient de la manière et aux endroits où elles ont éclaté. Avec un peu de chance, nous assistons également à la fin de l'un des épisodes les plus déshonorants de la diplomatie britannique depuis l’apaisement des fascistes européens dans les années 1930 par Chamberlain et Halifax.

Tout comme l'Amérique et la France, la Grande-Bretagne a cherché à courtiser les dictateurs arabes, et pas seulement au Caire et à Riyad. Wikileaks nous informe que dans l'intérêt du «réalisme» et de la «stabilité», le Foreign Office a également fait du charme au crackpot Mouammar Kadhafi : il a informé les courtisans du vieux despote de la manière d’obtenir la libération de l’auteur de l'attentat de Lockerbie, avant que les tribunaux ne l’acquittent du pire massacre de l'histoire britannique récente.

Le Foreign Office se distingue toutefois des autres cyniques chancelleries occidentales en ce qu’il ne s’est pas contenté d'apaiser les dictateurs laïques d'aujourd'hui. Il s’est rapproché des théocrates de la Confrérie des Frères musulmans qu’il s’attendait à voir devenir les dictateurs religieux de demain. À aucun moment le Foreign Office n'a cherché à promouvoir les intérêts de ceux qui, en Égypte, en Tunisie, en Syrie et ailleurs, ne souhaitent pas vivre sous une forme ou une autre de dictature religieuse.

 

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Chronique d'Hélios d'Alexandrie : La révolution en Égypte, l'espoir est-il permis ?

Fayoum3a  

Il ne répond pas directement à la question posée dans le titre de sa chronique d'aujourd'hui. Il nous laisse tirer nos conclusions et nous invite à réfléchir sur nous-mêmes. Si nous n'avons pas d'espoir pour l'Égypte, c'est que quelque part nous n'avons pas d'espoir pour notre pays, c'est un peu comme si nous acceptions d'avance la défaite.


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Avec le rétroscope les experts diront que la révolution égyptienne était prévisible mais ils omettront de dire qu’ils n’ont rien prévu. Car, à l’échelle historique, il s’agit bien d’une révolution, d’un changement à ce point fondamental qu’on parlera à son sujet d’un avant et d’un après.

Peu importe ce qui se passera au cours des prochains jours et des prochains mois, le moyen terme et tout ce qu’il comporte d’avancées et de reculs n’aura pas pour effet de freiner l’élan de tout un peuple.

La révolution tunisienne a certainement servi de bougie d’allumage au soulèvement en Égypte, elle lui a fourni le prétexte et l’opportunité; tout d’un coup les Égyptiens ont réalisé que leurs rêves et leur désir d’une vie meilleure pouvaient être exprimés et partagés sur la place publique et c’est en grand nombre qu’ils ont défié la peur et l’ont obligée à changer de camp. Le monde surpris a découvert des foules intelligentes là où il  aurait pu s’attendre à des débordements irrationnels; on est très loin des folies collectives que les islamistes ont alimentées suite aux caricatures danoises. Les experts n’ont pas encore pris la mesure des événements, ils tardent à prendre acte de la nouvelle réalité qui a donné naissance à la révolution, ils continuent de voir l’Égypte d’aujourd’hui avec leur regard d’hier, ce regard qui a singulièrement manqué d’acuité.

Le précédent iranien

Egypt-twitter-revolution2 D’aucuns font le parallèle entre la révolution égyptienne d’aujourd’hui et celle qui a pavé le chemin à la théocratie des ayatollahs. La comparaison, même si elle est légitime, ne reflète pas le sentiment du peuple et ne tient pas compte de la réalité en Égypte. Le parallèle est plutôt à faire avec le soulèvement des Iraniens suite aux élections truquées de 2009. Les mêmes aspirations se sont exprimées et les mêmes méthodes de mobilisation et de diffusion des informations ont été utilisées par les révolutionnaires. La seule différence réside dans la sauvagerie et l’efficacité de la répression, celle des mollahs s’étant révélée plus implacable et plus meurtrière.

Mais le succès des mollahs dans la répression de la révolution verte n’est qu’apparent, c’est une victoire à la Pyrrhus dont l’effet le plus durable est de discréditer l’islam en tant que fondement idéologique du régime. Ce discrédit s’est étendu au-delà des frontières iraniennes pour atteindre l’Égypte où la crainte des islamistes est désormais partagée par la majorité de la population. Cette crainte se rencontre également chez les musulmans reconnus pour leur observance de la religion et pour qui le lien avec la divinité exclut l’intolérance et le despotisme. De plus en plus de gens se rendent compte de l’effet délétère des outrances islamistes, les récents attentats dirigés contre les coptes ont sonné le réveil, un grand nombre de musulmans a pris acte des dangers qui guettent le pays.

Ceci est tellement vrai que la confrérie des Frères musulmans a compris qu’en remisant ses slogans traditionnels elle se mettait en phase avec le sentiment général. Changement de forme qui ne trompe personne en Égypte mais qui souscrit pour la première fois à la préséance du patriotisme en tant que valeur partagée par tous les Égyptiens. Mais ce changement de nature tactique, est également une réponse à la désaffection du public à l’égard des solutions politiques mises de l’avant par la confrérie.

L’Égypte renoue avec elle-même

La révolution actuelle ne transformera pas l’Égypte, elle ne fera que la restituer à elle-même; c’est que ce pays est depuis 1953 en deuil de lui-même et surtout en deuil de sa dignité. On pourrait, s’inspirant du général de Gaule à la libération de Paris dire : l’Égypte outragée ! L’Égypte enchaînée ! L’Égypte humiliée ! Mais l’Égypte libérée ! Libérée par elle-même, libérée par son peuple !

Les experts et les correspondants des médias internationaux ne saisissent pas la dimension psychologique de cette révolution. Ils ne comprennent pas que les Égyptiens sont ballotés depuis cinquante-huit ans entre deux identités également toxiques, l’arabe et l’islamique. Dans ces deux façons d’être, de sentir et de vivre, ils se sont perdus et ont renoncé à eux-mêmes. L’arabité imposée par l’idéologie nassérienne leur a enlevé et le titre et le droit d’être égyptiens, c’est ainsi que l’Égypte, cinq fois millénaire, a perdu son nom par la volonté d’un despote et à été appelée durant quinze ans République Arabe Unie. Nasser dont les ambitions couvraient le monde arabe de l’Atlantique au golfe persique se plaisait à voir l’Égypte comme une simple province au sein de la grande nation arabe !

 Mais ce reniement n’a pris fin que pour renaître dans un autre encore plus destructeur, l’identité islamique importée d’Arabie. Les plus perspicaces parmi les Égyptiens ont alors parlé d’une seconde conquête islamique encore plus dévastatrice que la première du fait qu’elle colonise et corrompt les esprits. L’islam est fondamentalement incompatible avec le génie égyptien, la mythologie ancienne l’avait d’ailleurs anticipé dans la légende d’Osiris où le dieu Seth, qui incarne le désert aride et stérile, s’en prend à Osiris dieu et souverain de Kemit, la terre noire et fertile de la vallée du Nil. On peut par analogie évoquer ce mythe en pensant à l’islam, religion du désert qui envahit et stérilise le génie égyptien.

Contraints de se dire arabes et musulmans, les riverains du Nil ont cessé d’être égyptiens et ont enfoui leur égyptianité comme leurs ancêtres enfouissaient leurs momies en vue d’une renaissance future. Un pays et un peuple ne peuvent se relever à moins de redevenir ce qu’ils sont. Eux seuls peuvent le faire par un acte de volonté qui est également un acte de foi en eux-mêmes et dans l’avenir. Certes il ne s’agit pas pour eux de rejeter totalement l’islam et l’arabité mais de leur accorder, au second plan, la place qui leur revient.

L’exploit des révolutionnaires

Egypt-revolution-osiris Il réside dans la mobilisation des foules et dans la mise en échec de toutes les tentatives visant à étouffer la révolution ou à la détourner de ses objectifs. Cet exploit, impensable il y a à peine deux semaines est d’autant plus admirable que le mouvement n’a pas de chef ni d’organisation centralisée. Ce sont les idées maîtresses partagées par les manifestants qui sont responsables de cette unanimité et qui ont soutenu leur résolution.

Les manifestants ont participé individuellement au mouvement par conviction profonde, mus par le désir de liberté et de justice, animés par un patriotisme authentique et par la volonté de s’approprier leur destin. Le peuple égyptien a démontré lors de ces évènements une maturité insoupçonnée qui s’est illustrée par le rejet de la violence, par le courage tranquille, par l’entraide entre manifestants et par la persévérance devant l’adversité. C’est comme s’il voulait dire au monde entier : « doutez-vous encore de notre aptitude à réaliser la démocratie et à respecter les droits et les libertés ? »

L’Égypte est déjà dans l’après   

Les commentateurs politiques, les experts, les spécialistes dans les chancelleries occidentales, et les médias vivent encore dans l’avant, leurs schémas de pensée n’ont pas varié fondamentalement. Les enjeux géopolitiques continuent d’occuper l’avant-scène dans leurs préoccupations comme si la révolution populaire n’ouvrait pas de nouvelles perspectives et ne permettait un changement de cap.

L’Égypte dans l’après ne sera pas la proie de l’islamisme, c’est que l’islamisme appartient à l’avant et ne peut faire autrement qu’y rester, s’il décidait d’aller dans l’après il cesserait d’exister, c’est pourquoi, plus que le régime de Moubarak, il s’acharnera à ramener l’Égypte dans l’avant, dans une régression qui ne peut être que catastrophique.

 Ce que la révolution égyptienne nous révèle sur nous-mêmes

« Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l'Ouest ». Cette remarque d’Alexandre Soljenitsyne date de 1978, les élites occidentales visées par sa déclaration étaient alors moins portées qu’aujourd’hui à s’accommoder de l’inacceptable et à composer avec la tyrannie, cela en dit long sur le chemin parcouru et sur les dangers que l’on s’évertue à ne pas voir.

Ce déclin du courage s’est répandu à tous les niveaux de la société, sans lui l’islamisme n’aurait jamais fait de progrès en Occident. Imperceptiblement nous avons pris le chemin inverse de celui qu’empruntent les sociétés qui aspirent à la liberté.

Le courage des Égyptiens nous obligera peut-être à rentrer en nous-mêmes. Sommes-nous prêts à risquer un peu de notre confort pour préserver notre liberté ? Cette liberté pour laquelle des centaines d’Égyptiens ont donné leur vie ?

 

Poste de Veille / Info

AARHUS — Le Somalien Mohamed Geele a été jugé jeudi à l'unanimité coupable de tentatives de "terrorisme" et de meurtre contre le caricaturiste danois de Mahomet, Kurt Westergaard, et le procureur a réclamé une peine de 12 ans de prison suivie de l'expulsion à vie du Danemark. La peine doit être prononcée vendredi à 12h00 (11h00 GMT).

Kurt-westergaard11b "La Cour juge qu'une tentative de meurtre à son domicile le 1er janvier 2010 contre Kurt Westergaard, homme qui personnifie l'affaire des caricatures de Mahomet, doit être considérée comme une tentative d'effrayer la population à un degré élevé et de déstabiliser les structures de la société", a expliqué la présidente du tribunal d'Aarhus, Ingrid Thorsboe, en reprenant la définition du "terrorisme" introduite dans la loi pénale danoise en 2002 après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

La représentante du parquet Kirsten Dyrman s'est déclarée "satisfaite de ce verdict, notamment de la condamnation pour tentative de terrorisme, car l'action de Mohamed Geele va bien au-delà d'une action individuelle". "Kurt Westergaard est le symbole des valeurs de la société danoise, et une attaque contre lui est une attaque contre les fondements démocratiques du Danemark", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Même si la loi prévoit jusqu'à la réclusion à perpétuité pour les crimes "terroristes", les 12 ans de prison requis sont considérés comme une peine déjà lourde au Danemark. En outre, "Mohamed Geele a quatre enfants et deux épouses, au Danemark et en Somalie où il a des attaches. C'est pourquoi je demande l'expulsion à vie du Danemark", a-t-elle ajouté.

L'avocat de la défense, Niels Strauss, a rejeté la demande d'expulsion et plaidé pour "une peine maximale de six ans de prison", car "Kurt Westergaard n'a pas été agressé personnellement". Mohamed Geele, aujourd'hui âgé de 29 ans, est resté impassible à l'annonce du verdict de culpabilité, tandis que M. Westergaard, absent de la salle d'audience, a qualifié de "raisonnable et juste" la décision du tribunal.

"Il s'est comporté comme un terroriste, comme un guerrier de la Guerre sainte venu tuer un infidèle. Il n'avait qu'un but: me tuer et tuer le symbole de la liberté d'expression que je représente. J'espère qu'il aura le temps de réfléchir en prison jusqu'où l'a mené son fanatisme", a déclaré le caricaturiste au téléphone à l'AFP.

 

Soirée francophone anti-israélienne à Jérusalem (Meir Ben Hayoun - Israel 7)

Les activités et colloques anti-israéliens par des groupuscules s’identifiant à l’ennemi terroriste et niant le droit à l’existence de l’Etat juif ne sont pas rares à Sion, où la liberté d’expression est exploitée sans ambages par les antisionistes de tout poil. Le Centre culturel français Romain Gary censé promouvoir la culture française et la coopération culturelle dans la capitale de l’Etat juif se joint à ces activités à caractère antisioniste flagrant. Le Centre Romain Gary, antenne culturelle du Quai d’Orsay dans la capitale juive, se fait le coorganisateur avec la Cinémathèque de Jérusalem d’une projection-débat où les intervenants seront exclusivement des opposants farouches à l’existence même de l’Etat juif.

Qui sont ces personnes invitées par la Cinémathèque et par le Centre Romain Gary à intervenir lors du débat qui suivra la projection du film documentaire « la parole ou la mort »? Michel Warschawsky, Huda Al Imam et David Neuhaus. (Annonce de l’évènement : http://www.ccfgary-jerusalem.org.il/spip.php?article227)

Commençons les présentations par le dernier de la liste. David Neuhaus s’est converti au christianisme et en entré dans l’ordre jésuite. Il est le Vicaire du Patriarcat latin de Jérusalem. Neuhaus est actif dans Betselem, une association engagée à la déligitimation et à la destruction d’Israël derrière une vitrine humanitaire.

Hudi Al Imam, est directrice du Centre for Jerusalem Studies, une institution arabe dans la capitale financée par des organisations terroristes comme le Fatah dont l’objectif est d’inoculer la falsification de l’histoire, à savoir que Jérusalem n’a jamais été la capitale de la Nation d’Israël, ni même une ville juive à aucun moment, mais une métropole arabe que les sionistes ont ravie à la Nation arabe.

Michel Warschavsky aurait pu être la fine fleur de l’Alyah de France. Fils d’une figure de proue du judaïsme de l’Est de la France, l’ancien Grand Rabbin du Bas-Rhin, feu Max Warschavsky, Michel a fait son Alyah en 1967. Il a étudié dans la prestigieuse yeshiva de Mercaz Harav, bastion du sionisme et là d’où est parti le Goush Emounim, le mouvement de repeuplement juif de la Judée-Samarie, du Golan, de la Bande de Gaza après la Guerre des Six Jours. Ensuite, Il a quitté la yeshiva et a étudié la philosophie à l’Université hébraïque de Jérusalem. Michel Warschavsky a rejoint le Matzpen prônant le rapprochement avec des organisations terroristes et l’anéantissement de l’Etat d’Israël comme Etat juif. Ceci dans un salmigondis d’idéologie marxiste-trotskyste-maoïste à la sauce tiers-mondialiste assimilant le sionisme au racisme et à l’impérialisme, avant même que cette diffamation de nature antisémite ne soit reprise ensuite par les milieux antisionistes en Europe et dans le monde.

Joignant la pratique à la théorie, Michel Warschavsky a établi le contact avec le FDPLP (Front démocratique et populaire de libération de la « Palestine ») de Nayef Hawatmeh, un groupuscule palestinien d’assassins connu pour sa radicalité bestiale lors d’attentats et de prises d’otages. En 1988, Warschavsky a été arrêté par le Service de sécurité générale (Shabak). Il a été condamné à 30 mois de prison ferme sous un chef d’inculpation de trahison pour collusion avec une organisation terroriste.

Dans cette démarche, la défense de la cause arabe semble être plus un prétexte que le véritable motif pour l’acharnement et la hargne de Warschavsky à détruire le sionisme et l’Etat d’Israël. Très lié à la CAPJPO et à des cercles qui ont nourri l’antisémitisme en France et en Europe ces dernières années, Warschavsky est aujourd’hui derrière toutes les initiatives européennes de boycott d’Israël et en fournit les munitions idéologiques. Warschavsky n’épargne pas la gauche israélienne partisane d’un compromis négocié avec les Arabes. Il qualifie ses  fidèles de « colons de la gauche ». Voir l’excellente analyse parue dans le numéro 4 de la revue Controverse (http://www.controverses.fr/pdf/n4/kurtz6.pdf).

Interrogé sur sa participation à cette soirée, le directeur du Centre culturel français Romain Gary, M. Olivier Debray, affirme que son institution cherche à promouvoir le dialogue et les débats avec des partenaires israéliens, en l’occurrence, la Cinémathèque de Jérusalem, dans les murs de laquelle sera organisée cette projection-débat sur le thème de la montée du fondamentalisme. Il ajoute que le Centre Romain Gary cherche à faire connaitre la culture française aux Israéliens et est ouvert à tout partenariat et à tout dialogue. M. Olivier Debray tient à signaler sa volonté de contribuer à la compréhension mutuelle et que son Centre participe aussi aux apparitions d’artistes français en Israël, notamment la plus récente, le spectacle de Gad Elmaleh qui a fait salle comble. M. Debray indique que Le Centre Romain Gary œuvre  à ce que Jérusalem soit une ville sur la carte mondiale de la culture, des arts et de la musique comme les autres grandes métropoles.

Cette initiative du Centre Romain Gary s’ajoute à d’autres de la part du Consulat général de France et fait déborder le vase de la consternation chez certains Francophones déterminés à protester. La Légion d’honneur décernée à Charles Enderlin pendant l’été 2009 au Consulat général de France à Jérusalem, la mention « Territoires occupés » sur les papiers d’enregistrement officiel de citoyens français résidents du Goush-Etzion (mesure certes révoquée depuis), le fait que des quartiers de la capitale comme Baqaa soient mentionnés comme quartiers « palestiniens » dans des documents officiels français alors que Baqaa est un quartier de la capitale d’Israël depuis 1948 : tout ceci contribue à donner le sentiment que les institutions officielles françaises en Israël œuvrent à introduire un ordre du jour post-sioniste et de partage de la capitale éternelle du peuple juif, la culture étant mobilisée à ce dessein. Les propos de M. Olivier Debray de sympathie pour l’Etat d’Israël et d’admiration envers le peuple juif ne parviennent pas à dissiper cette impression. En effet, il nous signale qu’il y a deux centres culturels français à Jérusalem, le Centre Romain Gary pour les Juifs et le Centre Châteaubriant pour les résidents arabes de la capitale d’Israël. Ceci du fait que la République française ne reconnait  pas Jérusalem comme la capitale du peuple juif et donc, de l’Etat juif. Dans une telle perspective, il n’est point surprenant que certaines initiatives du Centre Romain Gary, antenne du Quai d’Orsay comme le Consulat, puissent choquer la sensibilité juive d’une grande partie des Francophones de Jérusalem. Ces derniers manifesteront leur indignation mardi 8 février à 19H00 sur l’esplanade de la Cinémathèque de Jérusalem et invitent le public à se joindre à eux.

 

Poste de Veille

Allemagne : un état interdit le voile intégral dans les services publics

Et un autre va emboîter le pas. Des petit pas dans la bonne direction...

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BERLIN — L'interdiction du voile islamique intégral dans les services publics de l'Etat régional allemand de Hesse (ouest) devrait faire école, la Basse-Saxe (nord) envisageant jeudi de faire de même.

"La Basse-Saxe étudie actuellement une disposition légale propre aux fonctionnaires et aux employés", a indiqué le ministre régional de l'Intérieur, Uwe Schünemann, dans le quotidien de Hanovre Neue Presse. "La burqa n'a rien à faire dans les services publics", a-t-il ajouté. La ministre régionale de l'Intégration et des Questions sociales, Aygül Özkan, a également défendu l'idée d'une interdiction du voile intégral. "Porter une burqa dans un service d'Etat civil dépasse le principe de la tolérance", a insisté Mme Özkan, première ministre régionale d'origine turque.

Le Land de Hesse, qui abrite notamment la capitale financière, Francfort, a été le premier Etat régional allemand à décider mercredi d'interdire par décret le port du voile intégral dans les services publics. "Les employés des services publics et en particulier ceux qui sont en contact avec les citoyens ne doivent pas être voilés", a fait valoir le ministre régional de l'Intérieur, Boris Rhein. "Les femmes voilées dans notre culture occidentale véhiculent une image qui ne correspond pas à nos valeurs de liberté et d'ouverture sur le monde", avait-il ajouté.

 

Sous toutes ses formes, la laïcité et L'OUVERTURE sont en route... (Poste de Veille)

Sous toutes ses formes, la laïcité et L'OUVERTURE et donc la liberté de croire et confesser sont en route...Une brêche s'ouvre. Sachons comprendre ce qui se joue, prier et agir en conséquence. Etz Betzion

Djemila Benhabib sur la Tunisie : démocratie ou islamisme ?

Un excellent article de Mme Benhabib dans Le Devoir d'aujourd'hui.

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Le samedi 29 janvier, à l'appel d'associations de femmes, une grande marche pour la citoyenneté et l'égalité a été organisée à Tunis et à laquelle ont participé des milliers de citoyens pour exiger que la laïcité et l'égalité entre les femmes et les hommes soient explicitement énoncées dans la nouvelle Constitution du pays.

Djemila_2009 Les Tunisiennes sont conscientes du fait que lorsque l'histoire a balbutié, dans le monde arabe et musulman, les islamistes se sont hissés à la périphérie ou au coeur du pouvoir pour tordre le cou à la démocratie et faire reculer les droits des femmes. Tels des vautours, chaque fois qu'il est question de transition, ils cherchent le bon moment pour sauter dans l'arène politique.

En ce sens, le mouvement Nahdha, dirigé par Rached Ghannouchi, proche de la Confrérie des frères musulmans, constitue une véritable menace pour l'avenir. Ainsi, les Tunisiens doivent faire preuve d'une grande vigilance. Aussi réputés soient-ils pour leur tolérance et leur esprit d'ouverture, ils ne sont pas à l'abri d'un égarement. Car la Tunisie porte aussi en elle les ambivalences du monde arabe et musulman. L'islam est religion d'État. L'islam institutionnalisé a été promu par le dictateur Ben Ali de mille et une façons depuis les élections législatives de 1989.

Bien que les femmes aient été discrètes lors des soulèvements populaires des dernières semaines, la révolution tunisienne a bel et bien un visage de femme, une femme libre et émancipée dont le statut a toujours fait l'envie de toutes les femmes du monde arabe et musulman, un monde où l'on ne se gêne guère pour infliger aux femmes un traitement digne d'une autre époque. N'oublions pas qu'en Tunisie, l'argument qui consiste à dire qu'Allah a voulu le voile, la polygamie, la répudiation et la lapidation n'a pas marché.

 

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