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Dispersion d'une manifestation à Téhéran (le Monde)

Les forces de l'ordre dispersent une manifestation à Téhéran

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 14.02.11 | 15h11  •  Mis à jour le 14.02.11 | 16h07

 
 

 

A la mi-journée, plusieurs milliers de personnes tentaient de se rassembler en différents points du centre de la capitale.

A la mi-journée, plusieurs milliers de personnes tentaient de se rassembler en différents points du centre de la capitale.AP/Vahid Salemi

Des incidents ont éclaté lundi 14 février dans l'après-midi à Téhéran entre des manifestants anti-gouvernementaux et les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de billes de paintball, rapportent des témoins sur place. Les forces de sécurité s'étaient déployées massivement dans les rues de Téhéran pour s'opposer à une manifestation de solidarité avec les soulèvements populaires en Egypte et en Tunisie.

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Alors que ces rassemblements étaient silencieux au départ, certains manifestants ont commencé à crier des slogans anti-gouvernementaux, comme "mort au dictateur", selon les mêmes témoignages.
Ils ont également incendié quelques poubelles, selon les mêmes sources qui n'ont pas fait état de blessés ni d'arrestations.

Les autorités ont refusé à Mirhossein Moussavi et Mehdi Karroubi, dirigeants de l'opposition, l'autorisation d'organiser ce rassemblement, de crainte d'une relance des manifestations antigouvernementales, qui s'étaient multipliées à l'issue de l'élection présidentielle controversée de juin 2009. L'appel a néanmoins était maintenu et à la mi-journée, plusieurs milliers de personnes tentaient de se rassembler en différents points du centre de la capitale.

"Il y a des dizaines de policiers et de membres des forces de sécurité avenue Vali-ye Asr (...) Ils ont bloqué les entrées des stations de métro du quartier", raconte un témoin joint par téléphone. Selon une autre personne, des voitures de police dont l'intérieur est dissimulé par des rideaux noirs sont garées près de la prison Evin.

"RÉVEIL ISLAMIQUE"

Kaleme, le site Internet de M. Moussavi, rapporte que les forces de sécurité ont établi un barrage routier interdisant l'accès à la résidence du dirigeant de l'opposition, dans le sud de Téhéran, et que ses téléphones fixe et portable sont coupés. "Il semble que ces nouvelles restrictions visent à empêcher Moussavi et son épouse (Zahra Rahnavard) de participer au rassemblement", écrit Kaleme.

Des policiers en civil ont empêché Zahra Rahnavard de quitter son domicile, dit un autre site internet d'opposition. Les médias étrangers ont été avertis par les autorités qu'ils n'avaient pas le droit de se rendre sur place pour observer la situation.

L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution iranienne, a qualifié les soulèvements en Egypte et en Tunisie de "réveil islamique", similaire à la révolution de 1979 en Iran qui a renversé le chah. Mais l'opposition y a vu davantage de similitudes avec les manifestations qu'elle a organisées après l'élection de juin 2009, selon elle entachée de fraudes en faveur du président Mahmoud Ahmadinejad.

"ALLAHU AKBAR"

A l'occasion du 32e anniversaire de la révolution, la télévision publique iranienne a diffusé en boucle des images d'un rassemblement organisé vendredi par les autorités. Mais des cris "Allahu Akbar" ("Dieu est le plus grand") ont été entendus dans la nuit, lancés du haut des toits, une tactique utilisée par l'opposition, comme l'avaient fait les révolutionnaires de 1979.

Les autorités affirment que les dirigeants de l'opposition participent d'un complot occidental visant à renverser le régime islamique. L'opposition est "guidée par des ennemis de l'Iran à l'étranger", a déclaré ainsi Heidar Moslehi, ministre du renseignement, cité par le journal Kayhan.

 

 

Le printemps arabe atteint le Bahreïn (Guysen)

Le printemps arabe atteint le Bahreïn
Par Diane Fink - Lundi 14 février 2011
 

Au Bahreïn, où une famille sunnite règne sur une population à majorité chiite, des manifestations ont également éclaté à la lumière du "printemps arabe" qui agite le Moyen-Orient. Le gouvernement a cependant proposé de payer en cash les chiites afin d'éviter que les troubles ne se propagent.


Des manifestations de petite échelle ont commencé dans deux petits village du Bahreïn tandis que les forces de sécurité se resserraient autour des communautés chiites. Ce lundi 14 février était en effet prévue une "Journée de la Colère", pareille à celles qui ont eu lieu en Egypte et en Tunisie et ont conduit au renversement du pouvoir en place.

Des hélicoptères ont survolé la capitale, Manama, où les contestataires devaient se rassembler dans l'après-midi. Des voitures de police ont également renforcé leurs présences dans les villages, brisant la manifestation dans l'oeuf en lançant des bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Au moins 14 personnes ont été blessées dans les affrontements de la nuit du dimanche 13 février 2011 et de la matinée de lundi.

Le Bahreïn, pays chiite sur lequel règne une famille sunnite, a offert des paiement en espèce dans la perspective d'une manifestation. Les dirigeants veulent éviter que les chiites bouillonnent et ne conduise une contestation d'envergure qui pourrait les bouter hors du pays.

"Nous appelons la population du Bahreïn – les hommes, les femmes, les garçons et les filles – à se rejoindre de manière pacifique et civilisée à notre rassemblement afin de garantir un avenir stable et prometteur à nos enfants", déclaraient les activistes du pays dans un communiqué publié sur Twitter.

"Nous tenons à souligner que le 14 février n'est que le commencement. La route sera probablement longue et les rassemblements continueront certainement pendant des jours et des jours, mais si les gens choisissent un jour la vie qu'ils veulent mener, le destin leur répondra", continuait le communiqué.

Les diplomates ont expliqué de leur côté que les protestations au Bahreïn, organisées via les réseaux sociaux Twitter et Facebook, seront un gage pour savoir si les chiites peuvent se rassembler dans les rues. Le grand test aura lieu dans la capitale où les manifestations sont rares.

Les grandes protestations dans la péninsule arabe du Golfe pourraient encourager les autres communautés chiites marginalisées dans les environs de l'Arabie Saoudite, ont estimé les analystes politiques.

Aucun commentaire immédiat n'a été publié par les autorités du Bahreïn.

Tard dans la journée du dimanche 13 février les policiers se sont heurtés aux habitants du village de Karzakan, où les forces de sécurité sont souvent impliquées dans des escarmouches avec les jeunes chiites. Selon des témoins un manifestant a été blessé, tandis que la police rapporte trois blessés de son côté.

Dans le village de Nuweidrat la police a fait usage de bombes lacrymogènes et de balles en caoutchouc face à la foule qui réclamait lundi la libération de détenus chiites. Encore selon des témoins, dix personnes auraient été blessées.

"Ils étaient 2 000 à être assis dans les rues, hurlant leurs réclamations dès que la police cessait de tirer", a expliqué Kamel, âgé de 24 ans, à l'agence Reuters. Dans les rues adjacentes, le sol était jonché de bombes lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Le scénario était totalement différent à Manama, où les supporters du gouvernement klaxonnaient et brandissaient des drapeaux pour célébrer le 10ème anniversaire de l'introduction de la Charte Nationale après les insurrections des années 1990. Pourtant, nombreux sont les chiites qui estiment qu'ils n'ont toujours pas leur mot à dire dans la politique du pays.

Le Bahreïn est un petit pays producteur de pétrole dont la population chiite se plaint depuis longtemps de la discrimination qu'elle subit de la part de la famille sunnite al-Khalifa régnante. Depuis longtemps avant les révolutions tunisienne et égyptienne, les chiites se sont enhardis face au pouvoir.

Le roi Hamas bin Isa al-Khalifa, essayant de désamorcer les tensions, a déclaré qu'il donnerait 1 000 dinars (2 650 dollars) à chaque famille de la région. De plus le gouvernement a indiqué qu'il relâcherait probablement plusieurs mineurs arrêtés en vertu d'une répression sécuritaire au cours de l'année 2010.

Contrairement à ses voisins du Golfe, il ne fait pas partie de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétroles (OPEP). Le Bahreïn ne dispose pas d'énormément de fonds pour financer le problèmes sociaux. Il a pourtant déclaré la semaine dernière qu'il dépenserait 417 millions de dollars supplémentaires pour les questions sociales, y compris les subventions pour les produits alimentaires.

 

 

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