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L’ex Grand Mufti de Jérusalem au Zenith de Lille ! JForum
, par , par L’ex Grand Mufti de Jérusalem,
La Voix du Nord interroge le responsable du congrès sur la présence du révisionniste et djihadiste Ikrima Sabri : Amar Lasfar, président du Conseil régional du culte musulman, assume !
Après une décennie de bonnes relations avec les islamistes lors des congrès précédents, la mairie PS de Lille annonce pour la première fois qu’elle n’enverra pas un représentant sur place "choquée par l’invitation du Cheikh Ikrima Sabri" rapporte La Voix du Nord de ce vendredi.
Comme chaque année, Lille Grand Palais accueille les Rencontres annuelles des musulmans du Nord, co-organisées par l’UOIF et la Ligue islamique du nord de l’inquiétant Amar Lasfar.
L’année dernière le pro-lapidation Hani Ramadan en était l’invité vedette, avec Tariq Ramadan. Nous avions écrit un article fouillé sur l’évènement l’année dernière, qui n’avait eut aucun écho dans la presse. Pour l’édition 2011, Tariq Ramadan est toujours invité, mais la vedette sera Cheikh Ikrima Sabri (son site, sa bio), Mufti d’Al-Quds [Jérusalem en arabe] de 1994 à 2006, mais toujours présenté ainsi sur le site des organisateurs. Son illustre prédécesseur Hadj Amin al-Husseini (1895-1974) , collaborateur précieux de Hitler avec qui il leva la Légion arabe pour combattre aux côtés de l’Axe, fut à la fin de la guerre assigné à résidence en France en tant que collaborateur (pour la petite histoire, la Mosquée de Paris lui attribua un cuisinier...).
Dans son livre Eichmann à Jérusalem Hanna Harendt rapporte que « Les connexions du Grand Mufti avec les Nazis durant la guerre n’étaient pas secrètes ; il avait l’espoir qu’elles l’aideraient à implémenter une sorte de solution finale au Proche-Orient ».
Cheikh Ikrima Sabri n’a rien renié de son prédécesseur. Il est un antisémite décomplexé (voir plus bas), et a également en ligne de mire l’Amérique et la Grande-Bretagne (voir la vidéo plus bas)
Interviewé par " Al Ahram al-Arabi" lors de la seconde Intifada en 2000, il encouragea à l’époque le djihad contre Israel à grand renfort de martyrs, y compris les petits enfants (ce qui ne dérange ni l’UOIF, ni Tariq Ramadan...). Sans prendre partie dans ce conflit qui ne concerne en rien la France, et dont nous estimons dangereux de laisser chez nous des tribunes publiques pour ses acteurs (des deux camps), pousser les enfants à se transformer en bombe humaine ne nous paraît pas compatible avec la convention de Genève.
Sabri fit donc dans ce journal arabe l’éloge des " martyrs " palestiniens, et en particulier des enfants qui sont poussés vers les premières lignes des affrontements avec les Israéliens, par des parents fiers et par d’autres combattants. " Je pense que le martyr est heureux parce que les anges le conduisent à son mariage avec le ciel ", dit- il.
" Il ne fait aucun doute que les enfants (martyrs) laissent penser que la nouvelle génération accomplira sa mission avec détermination ", ajouta le Mufti, qui fut nommé par le président de l’Autorité palestinienne à l’époque, Yasser Arafat. " Plus jeune est le martyr, plus je l’estime et le respecte" .
En réponse à la question du journaliste : " Est-ce pour cela que les mères pleurent de joie à l’annonce de la mort de leur fils ? ", Sabri répond :
" Elles sacrifient volontairement leurs rejetons par amour de la liberté. C’est une grandiose manifestation de la puissance de la foi. Les mères participent à la grande récompense du Jihad qu’est la libération d’El Aksa J’ai parlé à un adolescent (qui) disait :" Je veux épouser les (belles) femmes célestes aux yeux noirs. Le lendemain, il devenait un martyr. Je suis convaincu que sa mère était au comble de la joie à l’idée de ce mariage. Un tel fils se devait d’avoir une mère comme celle-là. "
A la question " Que pensez-vous des Juifs ? ", Sabri répond : " J’entre dans la mosquée El Aqsa la tête haute mais, en même temps, je suis rempli de rage envers les Juifs. Je n’ai jamais salué un seul juif.. Je ne les saluerai jamais. Ils peuvent toujours rêver que je le ferai. Les Juifs n’osent pas m’ennuyer parce que ce sont les créatures les plus couardes qu’Allah ait jamais créé" Source de la traduction-date de l’interview non précisée.
Aussi, il nie que le Temple de Jérusalem, dont le mur des lamentations est un vestige, ait la primauté historique sur la mosquée Al-Aqsa, et balaie d’un revers de mains les travaux des archéologues l’ayant attesté, lire son entretien ahurissant à ce sujet.
Hic, le Grand Palais (des congrès) est géré par la mairie de Lille via une Société Anonyme d’Économie Mixte dont la Ville détient 61 %...Aussi, Martine Aubry était venue chaleureusement rencontrer l’UOIF et la Ligue islamique du Nord lors de la campagne des municipales en 2008 (voir à ce sujet le livre-enquête Ces Maires qui courtisent l’islamisme, éditions Tatamis)...sera-t-elle là le 19 ?
En attendant, le prix de l’irresponsabilité revient au ministère de l’Intérieur qui donne des visas chaque année aux conférenciers étrangers de l’UOIF, plus extrémistes les uns que les autres. On se souvient de la venue remarquée au Bourget en avril 2009 du chef des Frères Musulmans kowetiens Tareq Al-Suwaidan qui avait appelé à la conquête de Rome en rappelant une prophétie de Mahomet. J’avais été le seul à protester et à alerter l’ambassade d’Italie dans une lettre ouverte co signée avec les plus grands spécialistes de l’islamisme, universitaires et islamologues. Trop "politiquement incorrect" , cette mise en garde avait été ignorée par les médias...Le Grand Mufti prêchera-t-il lui aussi dans l’indifférence médiatique cette année ?
Joachim Véliocas- Observatoire de l’islamisation. Dernier ouvrage paru : Ces Maires qui courtisent l’islamisme, éditions Tatamis, 2010
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Un Pasteur parle d’Israël : Guetteur, où en est la nuit ? JForum
« Une voix crie vers moi de Séir : Guetteur, où en est la nuit ? Qu’en est-il de la nuit, guetteur ? Et le guetteur répond : « Le matin vient, puis ensuite la nuit. Si vous voulez des nouvelles, interrogez ; refaites le même chemin, venez » Isaïe. 21. 11-12
« Une voix crie vers moi de Séir : Séculaire, cette voix est proche des peurs, des clameurs et des tambours de guerre d’aujourd’hui. Des profondeurs du temps, la nuit de l’esprit révèle des lueurs de ténèbres. Du haut de sa tour juchée entre deux mondes, Isaïe lançait son interpellation : Guetteur, où en est la nuit ?
Au jour des vents mauvais de l’Histoire, ce guetteur jaugeait un champ prophétique s’étendant du VIIème au XXIème siècle. Sa vision surplombait les barbaries ancestrales et les tremblements sulfureux qui s’ordonnancent sous nos yeux. Il scrutait les empires qui se télescopaient et qui s’effondrèrent corps et biens. D’autres résistent encore, pour combien de temps ?
Relevant d’un ordre métaphysique, la guerre guet-apens de 1973 agressa Israël. Ce Yom Kippour dramatique illustra un enseignement irrationnel révélateur. En effet, sans aucun préalable, syriens, égyptiens ainsi que deux régiments jordaniens attaquèrent l’Etat d’Israël, déclenchant illico une contre-offensive militaire dans un premier temps ; puis une stupeur des soldats de Tsahal devant l’arrêt inconcevable des avancées assaillantes, ce qui permit à l’aviation israélienne de détruire les chars des armées ennemies.
Que signifiait cet arrêt amenant la tétanie militaire de l’ennemi ?
Le souffle d’une rumeur qui se répandit parmi les belligérants : « Sur le plateau du Golan, nous avons vu soudain des centaines de guerriers vêtus de blanc, venant dont ne sait d’où ! Une main immense qui apparue au travers des nuages nous ordonnant de stopper… »
Sidérant n’est-ce pas ? Ceci est pourtant l’exemple type d’une intervention métaphysique dans le champ du monde rationnel.
Or, la Torah et la Bible judéo-chrétienne fourmille de ce mode événementiel. Mais quel stratège européen s’y réfèrerait et les consulterait au besoin ? L’irrationalité de la victoire d’Israël ne fut ni considérée sous cet angle, ni commentée par les spécialistes en stratégies de la modernité occidentale, bien qu’elle fut corroborée par maints témoignages de soldats et d’officiers sur le terrain des combats.
Guetteur, où en est la nuit ?
A une mise en garde des périls islamistes qui s’amassent devant les lignes Maginot imaginaires des occidentaux. Et par ailleurs à l’encontre d’Israël, les armées du jihad mahométan devraient se rappeler 1973 et autres déroutes. Combattre l’Etat hébreu déclenchera immanquablement des mécanismes ontologiques…
Lorsque les musulmans comprendront qu’on ne défit pas impunément le Dieu d’Israël, ils feront un pas de géant pour s’affranchir de l’esprit funeste du 7ème siècle qui les aliène.
De nos jours, le monde entier interloqué et effaré observe les effets du soulèvement inattendu des peuples tunisiens, égyptiens, libyens, yéménites etc., empruntant différents processus insurrectionnels, en cascades irrépressibles, dans toutes les arabités lourdement soumises et tyrannisées.
C’est inimaginable ! Pensent les spécialistes occidentaux, formatés à décrypter n’importe quoi, à défaut de corriger leur myopie cérébrale et leur mépris de la dimension métaphysique des évènements. Comment donc ? « Une Égypte pour tous les Égyptiens » ? Invraisemblable ! Même pour les « amants de la mort » islamistes qui s’y trouvent impliqués, aux aguets, avec leur sacro-saint manuel de guerre coranique caché sous leurs barbes médiévales et scandant « Pour la foi, le culte, le pays, la religion et l’état. Pour l’Islam, rien que le coran, la charia et l’épée (atomique) pour détruire Israël ».
Qu’en est-il de la nuit, guetteur ?
Des prénotions accomplies concernant le flamboiement scientifique et technologique des siècles, jusqu’aux Lumières, puis un déclin paradoxal par l’appauvrissement continu de l’éthique judéo-chrétienne. La prévision d’une nouvelle « nuit » (non plus de « cristal ») crépusculaire éclaire les paramètres de la troisième guerre mondiale du genre humain qui se met en place.
Elle représentera une problématique de vie ou de mort pour la majorité des musulmans qui auront la main droite enchaînée au boulet de l’inamovible Coran et la main gauche à celle du cruel codex de la Charia.
Depuis quatorze siècle, leur vie est réglée par l’archaïque Loi islamique : flagellation, lapidation, amputation (opportunément dédouanée pour ses féaux et attributaires du coran). Par ailleurs, il est évident que le monde musulman répugne aux innovations civilisatrices (démocratie, droits de l’homme, humanitarisme), et autres fadaises sur la valeur de la vie, ainsi qu’à la réadaptation de l’islam aux exigences de la modernité. Cette paralysie cognitive est la tare de la postérité d’Ismaël et d’Esaü , la raison de l’inimitié foncière, congénitalement haineuse pour la postérité d’Isaac et de Jacob.
« Tuez les infidèles (notamment juifs et chrétiens) partout où vous les trouverez et chassez-les d’où ils vous auront chassés… » Sourate 2-Verset 187
Les infidèles n’ignorent plus que le coran ne fut conçu qu’au huitième et neuvième siècle, à Bagdad (et non à la Mecque ou à Médine). Sa singularité conceptuelle ne se développa que graduellement pour devenir, en 300 ans, une religion à vocation hégémonique.
C’est à raison que l’Islam est perçu comme une idéologie politicienne qui se caractérise par un véritable programme de Parti Unique, visant a contrôler une société d’hommes soumis, jusqu’au don de leur vie, immergés anonymement au sein de l’Oumma, la communauté des croyants. Sans état d’âme ou de conscience, ils professent à l’égard des infidèles en général et aux judéo-chrétiens qui leurs résistent :
« Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent Allah (le Très Miséricordieux) et son apôtre (Mahomet) et qui emploient toute leur force à commettre des désordres sur la terre : vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix ; vous leur couperez les mains et les pieds alternés ; ils seront chassés de leur pays. L’ignominie les couvrira dans ce monde et un châtiment cruel dans l’autre ». Sourate 5-Verset 37.
« Et le guetteur répond : Le matin vient, »
Pour une estimation récente de la population musulmane, soit un milliard cinq cent millions de musulmans, avec un milliard en Asie, 450 millions au Moyen orient et en Afrique, une centaine de millions en Europe (45 millions pour ce qui la concerne) et autres pays dans le monde (dont six ou sept aux USA). Souvenons-nous que jusqu’au 7ème siècle de notre ère, tout le Proche Orient était quasiment chrétien...
Mais en moins de deux siècles, l’Islam supplanta le christianisme par la fureur de son épée, l’arme subtile de la natalité (rapts et viols d’innombrables chrétiennes), les razzias incessantes et l’esclavagisme systématique.
De même, il convient d’observer que le fer de lance du jihad est l’invariant et constant commandement : conquérir des territoires (nations, terres et peuples) qui ne lui appartiennent pas.
Son code moral est tout simplement inexistant : Les Chrétiens et les Juifs disent Tu ne tueras point ! Mais nous nous disons, que tuer possède la même valeur morale que la prière pour atteindre notre but. (Ayatollah Khomeiny).
Quelle est la raison de cette névrose politico-religieuse ?
Le machiavélisme islamique y répond par l’argument suivant : Si un musulman a des problèmes avec sa conscience au sujet du meurtre d’un « infidèle », il reçoit l’aide (l’absolution) et le soutien religieux (promesse paradisiaque) directement du coran. Et en effet, le « saint » livre l’explicite par une proverbiale miséricorde :
« Ce n’est pas ton bras qui les a poignardés, mais c’est Allah. Ce n’est pas toi qui as tiré la flèche, mais c’est Allah, afin qu’Il puisse montrer sa propre puissance » sourate 8.17.
En remplaçant Dieu par Etat, les grands sérials criminels de l’Histoire tels que Joseph Staline, Mao Tsé Toung ou Adolphe Hitler n’auraient pas dit mieux !
Force nous est de reconnaître que l’esprit qui anime sourates et hadîts relèvent d’un ordre d’inhumanité. Dès la prise de conscience de l’enfant musulman, il lui conditionne son esprit. Aucune religion au monde, si perverse serait-elle (mise à part quelques sectes sataniques), n’oserait enseigner le pourquoi et le comment tuer celui qui serait d’une autre religion que la leur… en l’assortissant de la parfaite impunité de son acte.
« Puis ensuite la nuit. »
Une nuit millénaire, faite de luttes entre lumière et ténèbres, constellée de guerres religieuses, de croisades improbables, d’inquisitions criminelles, de dépravations culturelles, d’ idéologiques mortifères et de nombre d’avatars mortifiants. Le genre humain dut apprendre le difficile exercice de la liberté/responsabilité individuelle sur une base d’éthique judéo-chrétienne. Celle-ci s’affirma comme la plus idoine pour nos modes de penser la vie en société. Par nos prophètes, penseurs et philosophes érudits, nous apprîmes combien la morale et la valeur de la vie humaine étaient précieuses (amour, vérité, gentillesse, honnêteté, bonté, équité, générosité, altruisme, miséricorde) et quelles sont des biens inestimables. Elles forment un bouquet de valeurs positives et bénéfiques.
Mais alors, qu’en est-il des vertus de l’Islam ? Sont-elles compatibles avec nos démocraties (bien qu’imparfaites), à notre sens d’une justice (perfectible), à notre vouloir d’égalité des hommes et des femmes, etc. ?
Quatorze siècles durant, qu’en est-il des avancées de l’Islam, si ce n’est par celle de l’épée ? Les Islamistes continuent de massacrer où qu’ils se trouvent, juifs et chrétiens, en Egypte, en Irak, aux Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigéria et autres pays et contrées. Cette haine du juif (de plus en plus reliée à celle du chrétien) dépasse le simple bon sens.
D’où, et plus que jamais, guerre métaphysique ! La guerre de religion du XXIème siècle sera d’une amplitude inégalée dans l’Histoire. Etrangement, comme si le temps leur était compté, les islamistes sont déterminés à détruire au plus vite la civilisation occidentale, sa culture, ses démocraties, la parité hommes-femmes, les Droits de l’Homme, bref, le courant du progrès tel que nous l’avons conçu. La nuit de notre XXIème siècle et de nos fils subira une guerre sans merci. Des armées s’affronteront, des foules immenses du Tiers-monde islamisé, conjuguées aux 5ème colonnes des élites collaborationnistes et des banlieues métropolitaines s’appliqueront à ravager et détruire… Depuis 30 ans, l’Islam à planifié le programme de cette immense croisade contre l’Occident.
« Si vous voulez des nouvelles, interrogez » ; nous exhorte le prophète en nous relayant un questionnement en rapport avec la dimension spirituelle des évènements qu’il discernait par delà les siècles, évènements en parfaite adéquation casuelle avec le plan divin. En effet, pouvons-nous nous dire, qu’elle crédit donner à une prophétie vieille de 2500 ans pour le moins ? Se place-t-elle dans une perspective de l’Esprit divin ? Est-elle une matrice analytique visionnaire ? Par ailleurs, il s’avère que l’esprit prophétique est en contradiction à nos spéculations intellectuelles, fondées sur la seule observation des dates et des faits.
Néanmoins, les prophéties peuvent révéler l’état de notre foi personnelle, celle des populations, leur degré de déjudaïsation et de déchristianisation.
Révèlent-elle la cécité d’un Occident devenu hostile au regard de Dieu ?
Selon les Ecritures, il semblerait que les temps de la fin (de notre civilisation ?) se caractériseraient par le déclin de la foi, des valeurs d’éthique, d’équité et du courage des anciens. “Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables” (2 Timothée 4/3).
Parole à laquelle répond Alexandre Soljenitsyne en 1978) : « Il s’avère, malheureusement, que le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest ».
« Refaites le même chemin » Retournez sur vos pas nous conseille Isaïe, reprenez le chemin que vous avez délaissé. Se propageant dans l’air du temps, les informations précédentes sont bien connues du plus grand nombre, aussi ne m’y attarderais-je pas. Me reportant à des textes de la bible (idée impensable pour nos médias), j’y découvris une formidable lueur d’espoir. En dépit d’une sévère répréhension, Isaïe révèle une voie inimaginable pour nos Chefs d’Etats et nos chancelleries les plus éclairés seraient-ils par leurs services secrets de renseignements : « Je vais armer Egyptiens contre Egyptiens ; ils combattrons frère contre frères, ami contre ami, ville contre ville et royaume contre royaume. L’esprit qui anime l’Egypte s’évanouira, je détruirai ses projets ; ils consulteront alors idoles et enchanteurs, nécromanciens et magiciens. Et je livrerai les Egyptiens au pouvoir d’un maître sévère, ils seront gouvernés par un roi cruel » dit le Seigneur, l’Eternel-Cebaot. (Es. 19. 2-4)
Or, le coran lui-même, peu justifiable de sympathie envers Israël et les juifs, énonce une prophétie singulière concernant l’Egypte et Israël : " Et les gens qui étaient opprimés (les hébreux), Nous (Allah) les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la Terre que Nous avons bénie. Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les enfants d’Israël s’accomplit pour prix de leur endurance (la Terre Promise). Et Nous avons détruit ce que faisaient Pharaon et son peuple, ainsi que ce qu’ils construisaient » Sourate 7, verset 137
Il s’agit-là d’une reconnaissance formelle, par le coran, concernant la sortie d’Egypte du peuple hébreu, la mort de Pharaon et la légitimation de la patrie historique d’Israël. Puis, dramatiquement, les égyptiens durent s’incliner devant la colère de Dieu, avant d’accepter… la renaissance d’Israël sur sa Terre ! " (Pharaon) voulut donc les expulser du pays. Alors Nous (Allah) les noyâmes tous, lui et ceux qui étaient avec lui. Et après lui, Nous dîmes aux Enfants d’ Israël : "Habitez la Terre". Puis, lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule ». Sourate 17, versets 103 -104
« Et Il vous a donné ce qu’il n’avait donné à nul autre au monde. Ô mon peuple ! Entrez dans la Terre Sainte qu’Allah vous a prescrite ». Sourate 5, versets 20 et 21 Ces paroles ne devraient-elles pas susciter une interrogation majeure pour le monde musulman !
Venez ». Inspiré par le Rouah, le souffle de l’Eternel, Isaïe annonce aux Egyptiens (coptes et ismaélites) qu’ils disposent d’un recours en grâce : « … lorsqu’ils élèveront leurs cris vers l’Eternel, à cause des oppresseurs, il leur enverra un sauveur, un défenseur qui les délivrera. Et l’Eternel se manifestera aux Egyptiens, qui le reconnaîtront en ce jour et lui voueront un culte de sacrifices et d’oblations ; ils feront des vœux en l’honneur de l’Eternel et s’en acquitteront. Ainsi l’Eternel frappera les Egyptiens, mais il les guérira aussi ; car ils retourneront vers l’Eternel, et lui, se laissant fléchir par eux, assurera leur guérison ». Isaïe 19. 20-22
Enfin, le grand prophète hébreu des temps messianiques fait une déclaration prodigieuse : « En ce jour, une chaussée conduira d’Egypte en Assyrie (Irak, Syrie, Liban, Turquie et Iran). Les Assyriens irons en Egypte, les Egyptiens en Assyrie ; l’Egypte et l’Assyrie pratiqueront le même culte. En ce jour-là, Israël uni, lui troisième, à l’Egypte et à l’Assyrie, sera un sujet de bénédiction dans l’étendue de ces pays, car l’Eternel-Cebaot lui aura conféré sa bénédiction en ces termes : « Bénis soient mon peuple d’Egypte, l’Assyrie, œuvre de mes mains ; et Israël, mon bien propre ! » Isaïe 19. 23- 25
En vérité, c’est ce qui va arriver.
©François Celier. Pasteur et écrivain. (1)« Sur tes remparts, ô Jérusalem, j’ai posté des guetteurs, qui ne se tairont ni le jour ni la nuit, en aucun temps : « O vous qui faites appel au souvenir de l’Eternel, ne prenez aucun répit ! Es 62.6
www.libertyvox.com 25/02/11 Une approche métaphysique des évènements secouant le monde arabe.
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Juppé : bien pour Israël ? JFORUM
Juppé : bien pour Israël ?
A titre d’information nous donnons ci-dessous une suite d’informations et de déclaration de Monsieur Alain Juppé sur Israël. Il se dit ami d’Israël, mais il est préférable de juger les hommes sur leurs actions et dans le cas d’espèce le tableau a des zones d’ombres.
Il agit certes en politicien avisé, mais il n’en demeure pas moins un héritier de la fameuse et foireuse politique arabe de la France.
Aura-t-il la capacité de remettre en cause les jugements hâtifs prononcés sur Israël lors de l’affaire de "la flottille" ?
Au moment où le monde arabe est en train de vomir sa gouvernance, voilà qu’Israël longtemps présenté comme la source de tous les maux du monde, est épargné pour un temps, des crimes que par paresse intellectuelle et par peur du monde arabe on voulait lui tailler sur mesure.
Alain Juppé n’a pas échappé à cette sinistre mode, Michèle ALLIOT-MARIE non plus. Il n’en demeure pas moins qu’il a pris de manière constante le défense des ennemis d’Israël. A vous de juger.
Nous avons jugé bon donc de faire quelques rappels.
Flottille Gaza : Juppé dénonce "la position totalement extrémiste" d’Israël
(AFP) – 31 mai 2010
PARIS — L’ancien Premier ministre Alain Juppé (UMP) a dénoncé lundi la "position totalement extrémiste" d’Israël, alors que plus de dix passagers d’une flottille d’aide pro-palestinienne en route pour Gaza ont été tués lors d’une opération commando israélienne.
"La situation qui est faite aux Palestiniens dans la bande de Gaza est inhumaine. Je me compte parmi les amis d’Israël mais je ne comprends pas la façon dont le gouvernement israélien s’enferme aujourd’hui dans une position totalement extrémiste", a déclaré M. Juppé sur Europe 1.
"Il faut que tout le monde revienne à la table de négociation parce qu’il n’y pas de solution dans cette montée de la violence", a-t-il ajouté.
Selon le maire de Bordeaux, la France ne peut "pas soutenir cette position du gouvernement israélien". "D’ailleurs l’ensemble de la communauté internationale, que ce soient les Etats-Unis, l’Europe, la France souhaitent que l’affrontement cesse et que la négociation soit remise à l’ordre du jour. C’est donc une forme de condamnation de l’utilisation de la violence qui est faite aujourd’hui", a-t-il dit. "Je comprends qu’Israël soit obsédé par sa sécurité" mais "il y avait peut-être d’autres moyens de s’assurer que cette flottille n’apportait que de l’aide humanitaire et pas d’armes" à Gaza, a aussi déclaré M. Juppé.
L’Union européenne a demandé lundi une "enquête complète" sur les circonstances de cette opération qui a fait plus de dix morts, selon l’armée israélienne. La bande de Gaza est soumise par Israël à un blocus strict - sauf pour les produits de première nécessité - depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007.
Les politiciens français champions du Israël-bashing : Jospin, Juppé, Dumas, Védrine, de Charrette, François-Poncet
Dans une lettre, à l’initiative de Hubert Védrine et de Chris Patten, adressée au président de l’UE Herman Van Rompuy, 25 anciens responsables européens ont appelé à des sanctions contre Israël.
Les plus nombreux sont les Français à s’être prêtés à ce petit jeu sont les Français. Alors qu’il n’y a qu’un Britannique, deux Allemands, deux Espagnols et deux Italiens, cinq personnalités françaises ont signé la lettre - il aurait dû y en avoir une sixième, Alain Juppé, maire de Bordeaux et ministre de la Défense celui-ci avait donné son accord mais a retiré sa signature lorsqu’il a été nommé ministre.
Lionel Jospin, ancien premier ministre
Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères
Hervé de Charrette, ancien ministre des Affaires étrangères
Jean François-Poncet, sénateur et ancien ministre
Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères
Voir également : Les eurodéputés français, les plus anti-israéliens ?
La liste complète des 25 Israël-bashers :
1. Chris Patten, ancien commissaire européen (Royaume-Uni) 2. Hubert Védrine ancien ministre des Affaires étrangères (France) 3. Andreas van Agt, ancien premier ministre (Pays-Bas) 4. Frans Andriessen, ancien ministre des Finances (Pays-Bas) 5. Guiliano Amato, ancien premier ministre (Italie) 6. Laurens Jan Brinkhorst, ancien vice-premier ministre (Pays-Bas) 7. Hans van den Broek, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien commissaire européen (Pays-Bas) 8. Hervé de Charrette, ancien ministre des Affaires étrangères (France) 9. Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères (France) 10. Benita Ferrero-Waldner, ancienne commissaire européenne (Autriche) 11. Felipe Gonzales, ancien premier ministre (Espagne) 12. Teresa Patricio Gouveia, ancienne ministre des Affaires étrangères (Portugal) 13. Lena Hjelm-Walln, ancienne vice-premier ministre (Suède) 14. Lionel Jospin, ancien premier ministre (France) 15. Jean Francois-Poncet, sénateur et ancien ministre (France) 16. Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne (Italie) 17. Mary Robinson, ancienne présidente (Irlande) 18. Mona Sahlin, présidente du Parti Social-Démocrate (Suède) 19. Helmut Schmidt, ancien chancellier (Allemagne) 20. Javier Solana, haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune UE (Espagne)[1] 21. Thorvald Stoltenberg, ancien premier ministre (Norvège) 22. Peter D. Sutherland, ancien commissaire européen (Irlande) 23. Erkki Tuomioja, ancien ministre des Affaires étrangères (Finlande) 24. Vaira Vike-Freiberga, ancienne présidente (Lettonie) 25. Richard von Weizsäcker, ancien président (Allemagne)
[1] Voici ce que Solana disait en 2009 : "Il n’y a aucun pays en dehors du continent européen qui a les relations qu’Israël a avec l’Union européenne [...] Israël est un membre de l’Union européenne sans être membre de l’Institution. Israël est membre de tous les programmes et participe à tous les programmes".
GAZA - 5 Janvier 2009 - Le blog d’Alain Juppé
Ce matin, j’ai signé une lettre à l’intention du maire d’Ashdod, la ville israélienne jumelée avec Bordeaux. Je lui dis le soutien que j’apporte à ses concitoyens dans l’épreuve qu’ils subissent depuis des semaines : des roquettes tirées de la bande de Gaza toute proche frappent des bâtiments de la ville et y font des blessés. Comment ne pas comprendre et ne pas partager l’exaspération de la population exposée à ce danger d’autant plus insupportable qu’il est imprévisible ?
Mais en même temps comment comprendre la stratégie israélienne face aux provocations du Hamas ? Qui peut imaginer trouver une solution de coexistence durable entre deux peuples qui ont également le droit de vivre sur cette terre, en utilisant la force la plus brutale ? Et la plus aveugle puisqu’elle frappe aussi bien les enfants ou les vieillards que les hommes en armes ! Qui ne voit qu’une opération militaire aussi sanglante ne peut que durcir les haines, radicaliser la soif de vengeance, pousser les Palestiniens au désespoir et la rue arabe à la détestation d’Israël et de tous ceux qui semblent cautionner sans réserve son comportement ?
On éprouve un sentiment d’immense gâchis et l’on cherche vainement une issue à ce conflit qui empoisonne les relations internationales depuis tant de décennies.
Je n’aurai certes pas la prétention de suggérer telle ou telle piste. Je formulerai juste deux souhaits dont la réalisation dépend pour le premier de nous, et pour le second des protagonistes eux-mêmes.
Je souhaite d’abord que la France joue le seul rôle utile qui lui échoit : celui de rendre possible le dialogue. Et pour cela elle doit parler à toutes les parties, sans s’interdire de condamner ce qui est condamnable dans les comportements de chacun, mais en se montrant disponible envers les uns et les autres.
Je souhaite ensuite que, du côté israélien comme du côté palestinien, se lève un jour prochain l’homme ou la femme capable de prendre le risque de la paix. Irréaliste ? Peut-être. Et pourtant le miracle s’est déjà produit, il y a 15 ans, au moment des accords d’Oslo : ils s’appelaient Rabin et Arafat.
10 janvier 2009 19:09 ASSEZ !
J’ai toujours aimé Israël. J’admire son peuple, si créatif et si courageux. Je suis attaché à l’existence de l’Etat d’Israël, à son intégrité, à sa sécurité qui ont toujours été, à mes yeux des exigences absolues.
Mais, aujourd’hui, j’avoue que je ne comprends plus. Je suis même malheureux de voir les autorités israéliennes, apparemment soutenues par l’immense majorité de leurs citoyens, se fourvoyer à ce point. Où donc l’attaque sauvage qu’elles mènent contre Gaza peut-elle les mener ?
Il y a d’abord la morale.
Bernard-Henri Lévy ne me convainc pas quand il écrit : “Les Palestiniens tirent sur des villes, autrement dit sur des civils… Les Israéliens ciblent des objectifs militaires et font, sans les viser, de terribles dégâts civils.”
Les écoles de l’ONU ou les convois humanitaires constituent-ils des objectifs militaires ? Et que répondre aux responsables du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) quand ils déclarent : “L’armée israélienne n’a pas respecté ses obligations requises par le droit international humanitaire. Le retard dans l’autorisation d’accès aux services de secours est intolérable.” Les images qui nous montrent des enfants blessés, des enfants morts ne sont pas des montages médiatiques !
Quant à la stratégie, je ne la comprends pas non plus. Israël, si j’en crois certaines analyses, chercherait à convaincre la population palestinienne que le Hamas la prend en otage, en espérant ainsi priver l’organisation de tout soutien populaire. Et si c’était le contraire ? Si la violence faite aux Palestiniens les ressoudait, et avec eux les opinions arabes, autour des plus extrémistes ? L’isolement dans lequel Israël risque de s’enfermer est suicidaire.
Le conseil de sécurité des Nations Unies vient d’adopter à l’unanimité, à l’exception des Etats-Unis qui n’ont pas voté contre mais se sont abstenus, la résolution 1860 qui demande un cessez le feu immédiat. Ce devrait être le signal, pour le gouvernement israélien, que maintenant, c’est assez.
19 juillet 2006 16:30 MALHEUREUX LIBAN (2)
Plus que tout autre région du monde, le Proche-Orient suscite les passions les plus extrêmes. Il suffit pour s’en convaincre à nouveau de lire quelques-unes de vos réactions à mon “blog notes” intitulé “Malheureux Liban”. Je me demande si certains de mes correspondants ont bien lu mon texte jusqu’au bout.
J’ai, avec le Liban, avec son peuple, avec tant d’amis libanais, un lien ancien et profond. Pas seulement politique, mais plus encore culturel et moral. J’ai toujours pensé que la France avait une responsabilité particulière envers le Liban.
J’avais pour Rafic Hariri amitié et estime ; son assassinat a été un terrible malheur pour ce Liban qu’il avait mis tant d’énergie à reconstruire.
Comment aujourd’hui ne pas être atterré devant le spectacle de désolation et de destruction que donnent Beyrouth et d’autres villes libanaises ? Le Hezbollah est une organisation terroriste qui revendique de barbares attentats contre d’innocentes populations civiles. Mais comme je l’ai écrit hier, ce fait ne justifie pas l’excès de la réaction israélienne.
Les destructions perpétrées au Liban ne pourront que durcir les antagonismes et les haines, sans faire avancer d’un pouce ce qui constitue la seule solution au problème israélo-palestinien, c’est-à-dire une solution politique, fondée sur la coexistence aussi pacifique et harmonieuse que possible d’un Etat israélien et d’un Etat palestinien.
Je n’aurais pas dressé moi-même la terrible comptabilité qu’on trouve ce matin dans les colonnes du Herald Tribune : “The assymetry in the death tolls is marked and growing : about 230 Lebanese dead, to 25 Israeli dead, since July 12. Most of the Lebanese were civilians, but half of the Israelis. In Gaza, since June 28, about 103 Palestinians have died in the fighting, 70% of them militants. One Israeli soldier died, from friendly fire.”
Les amis d’Israël, dont je suis, ne peuvent pas ne pas partager la conclusion de cet article :
“Wars end with diplomacy. You can’t win a war with F-16’s alone”
(Les guerres se terminent par la diplomatie. On ne peut gagner une guerre seulement avec des F-16″.
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Lybie
Libye : la pression s'accentue sur Kadhafi
LEMONDE.FR

Des opposants à Kadhafi manifestent à Zaouiah, dimanche 27 février.REUTERS/AHMED JADALLAH
Les pressions sur le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi se sont encore un peu plus accentuées dimanche 27 février au treizième jour d'une contestation inédite du régime.
Confusion à Tripoli. L'opposition armée contrôle l'est du pays, mais la situation est plus confuse concernant les villes proches ou entourant Tripoli. A Zaouiah, à 60 km à l'ouest de la capitale, les autorités qui organisaient un voyage de presse pour des journalistes "invités" par le régime, ont eu la surprise de voir des milliers de manifestants défiler, en scandant "à bas le régime, nous voulons la liberté". Selon des témoins, les manifestants anti-Kadhafi semblaient contrôler la ville.
De nombreux opposants étaient armés et certains d'entre eux ont tiré en l'air lors de la manifestation. Les services de sécurité n'étaient pas visibles dans la ville où les journalistes ont été emmenés par l'organisme officiel chargé de la presse, à la suite des combats qui s'y étaient déroulés jeudi, faisant plus de 35 morts, selon la Ligue libyenne des droits de l'Homme.
A Tripoli, seuls circulaient les miliciens du colonel Kadhafi, à bord de 4X4. Des postes de contrôle ont été mis en place dans et autour de la capitale, où le pain et l'essence étaient rationnés, selon un habitant joint par téléphone. "Il n'y a pas de tirs. Le moral est bon. Certains jeunes veulent organiser une manifestation (...) mais nous sommes contre, parce que s'il y a d'autres manifestations, Kadhafi continuera de nous tuer", a-t-il assuré.
Dans le quartier d'Al-Tajoura, les opposants étaient invités à crier "Dieu est grand" sur les toits en signe de protestation contre le régime. En revanche, des foules faisaient la queue devant les banques pour retirer les 500 dinars (environ 400 dollars ou 300 euros) promis aux familles par le gouvernement. Cette mesure, annoncée vendredi, a été relayée par SMS dans les quartiers les plus fidèles au régime.

Des opposantes manifestent à Benghazi, dans l'est de la Libye, dimanche 27 février.AFP/PATRICK BAZ
Création d'un "Conseil national indépendant" par l'opposition. Ce Conseil national doit représenter politiquement les parties du pays sous le contrôle des contestataires. "La création d'un Conseil national indépendant a été annoncée dans toutes les villes libérées de Libye par la révolution du 17-Février", a déclaré Abdelhafez Ghoqa à Benghazi, deuxième ville du pays et fief de la contestation.
Cet organe sera "le visage de la Libye pendant la période de transition", a-t-il dit, ajoutant que les consultations se poursuivaient à propos de sa composition et de ses attributions. Samedi, l'ancien ministre de la Justice Moustapha Abdeljalil, qui a démissionné lundi dernier, avait déclaré à la chaîne Al-Jazira qu'un gouvernement de transition serait formé pour diriger le pays avant des élections.
"Les conseils de chaque ville fonctionnent et il est hors de question de diviser la Libye en nord, sud, ouest ou est, ou sur des bases tribales. Le Conseil est à Benghazi parce que c'est une ville libérée", a ajouté Abdelhafez Ghoqa, réaffirmant que Tripoli était la capitale de la Libye. "Le reste de la Libye sera libéré par le peuple libyen", a-t-il dit, récusant "toute ingérence ou opération militaire étrangère". "Nous comptons sur l'armée pour libérer Tripoli", a-t-il indiqué.
Situation "complètement calme" pour Kadhafi. Le chet d'Etat libyen s'est de nouveau exprimé en début de soirée dans une déclaration exclusive accordée au téléphone à la chaîne de télévision serbe Pink TV. "Il n'y a pas d'incidents en ce moment et la Libye est complètement calme. Il n'y a rien d'inhabituel. Il n'y a pas de troubles", a déclaré le colonel Kadhafi. "Des gens ont été tués par des bandes terroristes qui appartiennent sans aucun doute à al-Qaïda", a-t-il dit. Le dirigeant libyen a enfin déclaré qu'un "petit groupe" d'opposants était actuellement "encerclé". "Mais nous règlerons cela", a-t-il aussitôt ajouté, en assurant que "le peuple libyen se tenait totalement derrière lui".
Le dirigeant libyen s'exprimait en arabe et ses propos étaient traduits en serbe par la chaîne. Sa déclaration a duré une dizaine de minutes. Pink TV est une chaîne de télévision privée serbe, appartenant à l'homme d'affaires Zeljko Mitrovic. Selon la presse serbe, Zeljko Mitrovic a fourni son jet privé à l'ancien président yougoslave (1993-97), Zoran Lilic, pour se rendre à Tripoli. C'est lui qui aurait aidé Pink TV à obtenir une interview du colonel Kadhafi. Zoran Lilic entretient des relations étroites avec le colonel Kadhafi depuis des années.
Mais rien ne dit qu'un gel des avoirs du clan Kadhafi à l'étranger, une interdiction de voyager et un embargo sur les ventes d'armes à la Libye suffiront à infléchir la politique de répression du "Guide de la révolution" libyenne. Le président américain Barack Obama a souligné que Mouammar Kadhafi avait perdu toute légitimité et qu'il devait "partir maintenant".
100 000 réfugiés. Face au chaos, les évacuations des différents ressortissants étrangers continuaient dans des conditions difficiles. Près de 100 000 personnes, majoritairement des travailleurs égyptiens et tunisiens, ont déjà quitté le pays via les frontières tunisienne et égyptienne. "Plus de 51 000 personnes de différentes nationalités ont été rapatriées depuis le 21 février à ce jour", a d'autre part déclaré à la presse le directeur de l'aéroport de Tripoli Youssef al-Jarbi. "La Chine à elle seule a rapatrié 18 000 et un nombre similaire se trouve encore en Libye".
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Va-t-on vers une guerre du pétrole (Israel7)
Alors que l’attention mondiale est fixée sur ce qui se passe en Libye, des événements non moins inquiétants sont en train de se passer au Moyen-Orient. Samedi, des hommes armés envoyés par l’Iran ont attaqué la plus grande raffinerie de pétrole d’Irak, dans le but évident de provoquer une crise d’approvisionnement dans ce pays et par ricochet une flambée des prix du brut sur les marchés mondiaux.
Vers 4h du matin, ce commando bien entraîné s’est attaqué au complexe pétrolier de Baiji, quelque 180 km au nord de Bagdad. Ils ont tué les quatre gardiens ainsi que les ingénieurs qui étaient sur place et on fait sauter la principale installation de raffinement dénommée « Al-Shamal. A la suite de l’explosion et des incendies qui se sont déclenchés à sa suite, les travaux de la raffinerie ont du être interrompus et les pompiers ont mis plus de sept heures à maîtriser les flammes.
Le type de d’explosifs utilisés porte la marque des « Brigades Al-Quds » qui sont l’une des branches des Gardiens de la Révolution iraniens, qui agit en dehors des frontières du pays.
Des responsables irakiens du pétrole ont indiqué que l’unité détruite représentait 25% de l’activité de raffinage de la station, et que cela allait sérieusement altérer l’approvisionnement en essence des principales villes d’Irak et créer dans les prochains moins une pénurie de carburant dans tout le pays. D’autre part, les travaux de réfection de l’unité seront très longs.
Selon des sources occidentales de renseignement opérant en Irak, cet attentat qui a passé inaperçu risque de faire grimper à terme les prix du brut sur les marchés mondiaux.
Ces événements indiquent qu’une guerre du pétrole et du gaz est en train de se développer en parallèle et de manière indissociable des tremblements de terre politiques qui secouent le monde arabo-musulman. Cet attentat contre la raffinerie irakienne peut être mis en parallèle avec celui perpétré par le Hamas dès les premiers jours de la révolution égyptienne contre le gazoduc qui approvisionne Israël et la Jordanie en gaz égyptien.
Pour l’instant, ni les partisans ni les opposants à Mouammar Kadhafi n’ont décidé de toucher aux immenses ressources pétrolières de la Libye (1,8 millions de barils par jour), mais il est probable qu’un prolongement de la crise entraîne une baisse de la production, avec à la clé également une hausse des prix du brut.
Mais l’une des révélations les plus inquiétants faites par des sources occidentales de renseignement, sont les premiers signes de troubles et de manifestations en Arabie Saoudite, qui est le plus grand exportateur de pétrole du monde. Depuis jeudi dernier, des rassemblements de jeunes se multiplient, qui demandent « des réformes » mais surtout, des Chiites qui résident dans les régions pétrolifères (Jeddah) commencent à montrer des signes de mouvement. Certains ont manifesté en scandant leur solidarité avec les manifestants chiites de Libye et de Bahreïn. Le long des côtes occidentales de l’Arabie Saoudite (Mer Rouge) et dans les régions pétrolifères saoudiennes, vivent quelque 2 millions de Musulmans chiites. Un mouvement de révolte dans ces régions aurait indubitablement des effets dévastateurs sur les marchés mondiaux.
Tous ces signes sont à l’avantage d’un seul pays: l’Iran, qui est à la fois témoin comblé et instigateur de troubles dans différentes régions. L’intérêt de Téhéran n’est pas seulement géostratégique mais aussi économique: plus le prix du brut augmente, moins les sanctions imposées par les Etats-Unis et ses alliés n’ont d’effet sur l’économie iranienne qui vit en grande partie grâce au commerce de brut. Et si en 2010, les recettes de l’Etat iranien provenant de l’exportation de pétrole ont baissé de 6,6 milliards de dollars par mois, la flambée des prix a fait passer ces mêmes recettes à 10 milliards de dollars mensuels!
Autre bonne raison pour l’Etat-terroriste iranien d’envoyer ses commandos pour déstabiliser le marché mondial de l’approvisionnement en pétrole.
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