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Le blog de Charle Gaves
Et si on jouait a se faire peur ?
Comme les lecteurs de ce blog le savent, je suis « structurellement haussier » sur les marchés des actions, mais de temps en temps , (et surtout dans les périodes d’euphorie, comme en ce moment), il est bon de bâtir des scenarios « catastrophes », ne serait ce que pour se redescendre sur terre. Et pour être honnête, quelque chose me fait très peur a l’heure actuelle, c’est la situation au Moyen Orient, tant elle me rappelle celle de 1978.
Je m’explique
En 1978, le shah fut abandonné en rase campagne par le Président Américain de l’époque, le regrettable Jimmy Carter, au profit de l’ayatollah Khomeiny, ce qui fit tomber l’Iran dans le camp du terrorisme d’Etat. A cause de Carter, depuis plus de trente ans, la théocratie des mollahs au pouvoir martyrise le peuple Iranien, nourrit et entraine le terrorisme international, prépare ses armes nucléaires tout en menaçant de rayer de la carte Israël.
Bref nous payons encore aujourd’hui la lâcheté et l’aveuglement de Carter.
Mais ce désastre diplomatique a aussi profondément changé l’équilibre a l’intérieur du monde musulman.
Celui-ci est en effet scinde en deux par le schisme entre d’un cote les sunnites et de l’autre cote les chiites (d’où le mot schisme) qui depuis treize siècles se livrent une lutte a mort pour l’âme musulmane.
Du cote des sunnites, les gardiens de la vrai foi sont les Saoudiens, du cote des chiites, le clergé Iranien.
La bévue invraisemblable de Carter a été interprétée par les Saoudiens comme un désastre non seulement politique mais encore plus religieux. En trahissant le Shah, Carter ne trahissait pas que le Shah, il favorisait de fait les chiites aux dépens des sunnites (il faut savoir que la majorité de la population autour des gisements pétroliers saoudiens est… chiite dont les chefs spirituels sont en Iran).
Ivres de rage, les Saoudiens arrivèrent tres vite a la conclusion que leur but numéro 1 devait être de se débarrasser de Carter qui mettait en danger leur survie
Comment faire ?
Quoi de plus facile que de réduire la production de pétrole au nom de quelque problème technique et de voir le prix du baril s’envoler de 10 $ a 40 $ en quelques semaines ?
C’est ce qui se passa et Carter écrasé par son incompétence, une récession une inflation et un chômage a plus de 10 % se fit massacrer aux élections suivantes par Reagan, qui sut faire comprendre aux Iraniens qu’ils avaient intérêt a rendre les otages, ce qu’ils firent précipitamment.
Traveling avant sur la situation actuelle
Les Saoudiens viennent de ramasser deux immenses claques diplomatiques, toutes les deux administrées par le digne héritier de Jimmy Carter, Barak Obama.
- Les Saoudiens viennent de perdre le contrôle du Liban, ou leur homme Hariri a perdu le poste de premier ministre au profit d’une créature du Hezbollah (c’est-à-dire de l’Iran), sans que les USA lèvent le petit doigt.
- En Egypte, leur frère d’armes en sunnisme, Moubarak, est abandonné a nouveau et trahi comme l’avait été le shah, par les Etats-Unis ,au profit des frères musulmans dont tout le monde connait les liens avec l’extrémisme terroriste.
Mes amis Saoudiens doivent écumer de rage, et je crains fort qu’ils ne fassent la même analyse qu’en 1978.
« Ce président Américain est incapable de s’opposer a ses ennemis (tout le monde se souvient qu’il avait prêché la non intervention au moment des émeutes en Iran il y a un an) mais est tout a fait capable de couler ses amis quand ceux-ci sont en difficulté, en réclamant par exemple le départ immédiat du Rais ».
Dans ce cas, le but premier de l’Arabie Saoudite va être de se débarrasser d’Obama, comme ils se sont débarrassés de Carter.
Et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, le plus simple serait a nouveau d’avoir des problèmes « techniques » dans les gisements qui feraient qu’a leur grand regret ; les Saoudiens seraient obliges de réduire leurs exportations de 2 a 3 millions de barils par jour, ce qui ferait passer le pétrole de $ 100 a $ 200 en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
Bref, la seule chose qui pourrait mettre en danger mon pronostic déjà ancien de hausse structurelle du marche des actions en Europe et aux USA était et reste une hausse vertigineuse du pétrole, qui rendrait la re élection d’Obama complètement impossible, mais aurait sans doute quelques conséquences funestes sur l’économie et les bénéfices des sociétés
Quelle probabilité je donne a ce scenario va me demander le lecteur ?
Certainement pas 100 %, mais certainement pas 0% Et cette hausse me parait beaucoup moins improbable qu’il ya quelques mois, tant cette administration me rappelle les grands jours de l’amateurisme Carterien
A mon avis il est urgent de suivre le pétrole au jour le jour et si ce scenario se précisait ( a Dieu ne plaise), il faudra tres vite lever du cash
Nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir
CG
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Yémen Le Monde
Yémen : la révolte des tribus, piliers du pouvoir
En proposant, lundi, de former un gouvernement d'union nationale, le président yéménite Ali Abdallah Saleh espérait, sinon étouffer, du moins apaiser la colère de ses détracteurs. Las, la révolte qui gronde à travers le pays, avivée par les révolutions alentour, ne semble pas faiblir. Hier, des dizaines de milliers de personnes ont ainsi défilé à Sanaa, la capitale (BBC, NY Times) - soutenues pour la première fois par les partis d'opposition -, tandis que le chef de l'Etat rejetait la responsabilité des manifestations sur le tandem Israël-Etats-Unis (CNN) et limogeait les chefs des régions contestataires. Signe que ce soulèvement populaire a franchi un nouveau palier, l'opposition rassemble désormais de vastes pans de la population : ouvriers, avocats, mais aussi élites citadines (Washington Post). Même les tribus, piliers du régime, ont pris leurs distances avec lui, notent le LA Times et Al-Jazira. Bien qu'il soit un militaire - fonction très prisée dans le pays -, "M. Saleh, en étant favorable à un gouvernement central fort, se trouve de plus en plus en conflit avec les tribus", précise le CS Monitor. L'artifice du "diviser pour mieux régner" fonctionnera-t-il encore ? (Yemen Times).
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Libye le Monde
Libye : bras de fer avec Kadhafi, crise humanitaire
Mouammar Kadhafi a déployé des forces, hier, à la frontière occidentale de la Libye, poursuivant le bras de fer avec une communauté internationale menaçante mais hésitante sur une possible option militaire. Les plus hauts responsables militaires américains ont indiqué hier qu'il n'y avait pas de consensus pour l'instant à l'OTAN sur une intervention militaire en Libye, et que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne serait "extraordinairement compliquée". Néanmoins, un navire de guerre américain se rapprochait de la Libye, nouvel indice de la pression exercée par les Etats-Unis pour faire plier le dictateur, même si Washington semblait toutefois écarter à ce stade une intervention militaire. Sur le terrain, la situation humanitaire est grave. L'ONU a lancé hier un "appel urgent" à la communauté internationale en vue d'une évacuation humanitaire massive de dizaines de milliers de personnes fuyant la Libye, et attendant du côté libyen de la frontière avec la Tunisie de pouvoir entrer dans ce pays.
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Tensions sur le baril
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Frappes de missiles US contre les forces de Kadhafi en Libye News 26
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Mardi, 01 Mars 2011 17:11 |
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De source émanant du service secret russe: Les Etats-Unis ne prévoient pas une offensive terrestre en Libye, mais se préparent à des frappes aériennes contre les forces de Kadhafi.
[Ria Novosti] Selon des sources émanant du renseignement russe, le plan des Etats-Unis n'est pas de lancer une offensive terrestre contre le régime de Kadhafi en Libye, mais de se préparer à des frappes de précision. Selon des témoins oculaires, même l'armée de l'air a été utilisée contre les manifestants, ce que nie les autorités jusqu'à présent.
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